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Marche des étudiants à Béjaïa : «Le peuple refuse de s’incliner»

13 mars 2019 à 9 h 16 min

La rue n’a rien perdu de son ton. Hier, les étudiants l’ont prouvé en marchant par milliers dans les rues de Béjaïa, inaugurant les premières marches depuis l’annonce des demi-mesures du pouvoir.

La mobilisation a été au rendez-vous, malgré la grève générale, qui s’est poursuivie hier pour son troisième jour, maintenant paralysés les transports en commun. Le nombre de marcheurs aurait été beaucoup plus important, si les transporteurs avaient répondu aux appels à la reprise. Cependant, certains présidents d’Apc ont réquisitionné des bus pour assurer le transport des citoyens qui ont pris part à la manifestation.

Face à la fermeture des commerces, un particulier a participé avec son camion, transportant des citernes d’eau potable mises à la disposition des marcheurs. La manifestation s’est déroulée dans le calme et une ambiance bon enfant, sur un parcours en boucle qui a fait revenir les marcheurs à leur point de départ au campus de Targa Ouzemmour.
Les derniers développements de la crise politique ont injecté de nouveaux slogans au mouvement qui ne scande plus «Non au 5e mandat», mais «Makanch lhachwa a Bouteflika» (on ne se laisse pas duper) et «Le peuple refuse de s’incliner».

C’est ce qu’il était possible de lire et d’entendre dans la marche d’hier. «On veut un changement, pas un 4e mandat prolongé» est écrit sur une pancarte. «Les étudiants exigent le départ de tout le système», lit-on sur une banderole qui ouvre la marche et à côté de laquelle le portrait du défunt Aït Ahmed était brandi.

Des convictions se lisent dans les slogans à propos de l’aboutissement du mouvement populaire, ce qui fait croire aux manifestants qu’en 2019 on vivra un «printemps de victoire». La démission d’Ouyahia, son remplacement par Bedoui et la remise en selle de Lamamra et Ibrahimi n’ont fait que renouveler les mots d’ordre de la protestation. A chacun de ces noms, mais aussi à ceux de Bouteflika, FLN, RND, les généraux… crié lors de la marche, la foule répond par un tranchant : «Dégage !»

Le report de l’élection n’a pas aussi rendu caducs les slogans avec lesquels est né le mouvement de rue à l’échelle du pays, dont celui rappelant toujours que l’Algérie est une «République et non une monarchie».

Les cris ont traduit les espérances des étudiants qui font le constat amer d’une «société de jeunes gouvernée par de vieux putschistes».
D’autres corporations ont marché hier aux côtés des étudiants, dont celle des enseignants universitaires et des travailleurs de la santé. Des militants du mouvement autonomiste MAK ont formé leur petit carré avec des banderoles annonçant que «La Kabylie votera pour le candidat du boycott». Depuis le début des marches, le MAK se fait visible, avec ses propres couleurs.

Avant la manifestation des étudiants, des notaires, huissiers de justice et experts judiciaires ont organisé leur propre marche, à l’instar des travailleurs de la santé, succédant à la même action des travailleurs de Sonatrach, STH et Naftal.

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