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Marche contre le système à Béjaïa : Hommage aux martyrs des événements de 2001

15 juin 2019 à 9 h 07 min

Ikhwani la tensaw echouhada» (O frères, n’oubliez pas vos martyrs), lit-on sur un support en carton et sur lequel figurent les portraits des 127 jeunes tués après l’embrasement qu’a vécu la région de Kabylie lors des événements de 2001, appelés également le Printemps noir suite à l’assassinat de Guermah Massinissa dans une brigade de la gendarmerie à Beni Douala (Tizi Ouzou) et l’enlèvement des lycéennes à Amizour (Béjaïa) par des éléments du même corps de sécurité.

Lors de cette 17e marche contre le système, qui coïncide avec les événements du Printemps noir de 2001, un carré s’est distingué par une banderole noire sur laquelle on peut lire : «On a perdu la bataille de juin 2001, mais pas la guerre de juin 2019», déployée par des manifestants portant également des brassards noirs, signe de deuil et de commémoration.

Rien n’a été négligé pour commémorer cette date historique, lors de laquelle plus de 2 millions de manifestants ont marché sur la capitale, un certain 14 juin 2001, pour dénoncer la répression qui s’abattait sur les jeunes Kabyles sortis manifester contre la hogra et pour revendiquer justice aux morts, l’instauration d’un Etat de droit, la démocratie, la liberté et l’identité.

Les deux dates font jonction par la similitude du combat démocratique et identitaire, des slogans et de l’idéal revendiqué : une «Algérie libre et démocratique». La population de Béjaïa est plus que jamais déterminée à accomplir une «tâche» commencée il y a 18 ans.

Tout semble se jouer à l’occasion de ce mouvement citoyen enclenché le 16 février à Kherrata et qui a pris de l’ampleur le premier vendredi du même mois, soit le 22 février. Ainsi, le peuple donne ici un sens au mot «continuité», qui se veut, à ses yeux, être celle du combat démocratique et identitaire.

Les manifestants ont scandé des slogans qui rappellent le mouvement de 2001, comme «Ulac smah, ulac» (Il y aura pas de pardon), «Pouvoir assassin !», et repris en chœur les chansons engagées de Oulahlou et de Ideflawen, qui ont accompagné les manifestations de Kabylie qui s’étaient déroulées alors à huis clos.

Dans le sillage des interpellations et des jugements des anciens ministres, la Kabylie demande, à travers cette énième marche, justice pour les 127 martyrs tombés sous les balles des services de sécurité. Ils ont appelé au jugement des auteurs et des décideurs de l’époque, qui ont une responsabilité directe dans l’enlisement de la situation.

On a cité les noms de «Noureddine Yazid Zerhouni, alors ministre de l’Intérieur, Bouteflika, ex-président, Ali Benflis, ancien chef de gouvernement, et Ahmed Ouyahia, ex-chef de gouvernement». «Voter c’est trahir leur mémoire», lit-on sur une veille affiche de l’ex-Coordination intercommunale de Béjaïa (CIB) datant des événements de 2001 et sortie par un militant.

La population tient à sa «transition démocratique», rejetant «le régime militaire» qu’elle estime être «un danger pour la révolution», pendant que d’autres hissent l’option de «l’élection d’une Assemblée constituante». «B’nitou Lehbas, teddekhlouha gaa3» (Vous allez tous entrer dans les prisons que vous avez construites), allusion faite à cette nouvelle vague d’arrestations, de jugements et de la mises sous mandat de dépôt d’anciens ministres. «Qui a trahi un jour, trahira toujours, les martyrs vous maudissent de l’au-delà», s’adresse une pancarte au FLN de Djemai et à l’Ugta de Sidi Saïd. Le peuple insiste, au passage, pour mettre le «FLN au musée», lequel est passé de soutien au clan présidentiel à celui de la feuille de route du pouvoir militaire.

Les manifestants ont réitéré également leur soutien aux détenus d’opinion en demandant la libération inconditionnelle de la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, de Hadj Ghermoul, emprisonné pour avoir manifesté publiquement son rejet du projet du 5e mandat de Bouteflika, et Baba Nedjar, militant des droits de l’homme issu du M’zab, entre autres victimes de la répression.

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