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Manifestants tabassés à coups de pied et de matraque : Ces vidéos qui montrent des scènes de violence policière

07 juillet 2019 à 10 h 05 min

Même si une enquête a été ouverte par la police pour «déterminer les responsabilités», les violences (filmées) exercées par quelques policiers contre les manifestants en ce 20e vendredi de la contestation populaire sont insupportables. L’enregistrement vidéo qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux montre des images choquantes de policiers en train de donner de violents coups de pied et de matraque à des manifestants à terre, au centre de la capitale, suscitant colère et condamnation sur la Toile.

Les vidéos sont nombreuses et montrent clairement l’agression injustifiée et scandaleuse d’un groupe de policiers contre des jeunes, visiblement en riposte aux nombreux jets de bouteilles d’eau dans leur direction. Filmée de haut, la scène est très dure à regarder. Elle montre des jeunes à terre et des policiers antiémeute qui s’acharnent sur eux, tantôt avec des matraques, tantôt à coups de pied au ventre et parfois au visage, sous le regard complice de leurs collègues. Certains manifestants tentent d’extraire les victimes des violents coups. Ils sont eux-mêmes pris à partie.

L’un des jeunes est plié en deux, gisant par terre, les mains sur le visage, criant de douleur alors qu’un autre s’est agrippé aux racines d’un immense arbre pour se protéger des coups de rangers. Certains jeunes accourent pour s’enquérir de l’état d’une des victimes qui ne bouge plus mais qui crie de douleur. Ils sont chassés de manière violente par de nombreux policiers qui ont pris d’assaut l’endroit à la rescousse de leurs collègues.

Tout à coup, les gilets orange arrivent. Ils ont du mal à porter secours aux victimes, mais finissent quand même par les rejoindre. Tout de suite, ils déplient le brancard, prennent doucement le premier jeune violenté auquel ils prodiguent les premiers soins alors que le deuxième plaqué contre les racines d’un arbre et qui avait reçu un coup de pied au visage ne bouge plus.

Quelques dizaines de minutes seulement ont suffi pour montrer toute la laideur de cette violence inouïe exercée par quelques policiers contre de jeunes manifestants en ce vendredi où le «khawa khawa» (frères, frères) scandé par des milliers d’Algériens continuait pourtant d’incarner le caractère pacifique de la contestation populaire. Au-delà des raisons qui ont poussé ces policiers à réagir avec une telle violence, ces comportements sont indignes d’une institution policière. Ces scènes ne doivent plus se reproduire. Contacté sur les circonstances de telles violences, le chargé de la communication de la sûreté de wilaya d’Alger, le commissaire principale Ahmed Nacer, a répondu : «Une enquête a été ouverte sur ces enregistrements vidéo. Nous sommes en train de récupérer tous ceux qui ont été diffusés sur les réseaux sociaux pour les visionner intégralement. L’enquête déterminera les responsabilités de chacun.»

Des propos auxquels l’institution policière nous a habitués à chaque fois que des bavures sont signalées. En effet, les conclusions des enquêtes sur les manifestantes dénudées dans le commissariat de Baraki, sur les jeunes arrêtés et abandonnés en plein milieu de la nuit à plus d’une quarantaine de kilomètres d’Alger n’ont jamais été rendues publiques. A ce jour, l’opinion publique ne sait pas si ces enquêtes ont réellement été menées, encore moins si les auteurs de ces bavures sont réellement sanctionnés par leur hiérarchie, pénalement comptable des agissements de ses éléments.


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