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Affaire de la raffinerie Augusta : Mandat d’arrêt international contre Ould Kaddour

25 février 2021 à 10 h 47 min

Selon les dernières informations ayant fuité dans la presse, Abdelmoumen Ould Kaddour mènerait une retraite dorée, partageant sa vie entre la France et les Emirats arabes unis depuis son limogeage en avril 2019.

Un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre de Abdelmoumen Ould Kaddour, ex-PDG de Sonatrach et principal accusé dans deux affaires de corruption en instruction au pôle pénal financier de Sidi M’hamed.

C’est ce qu’a annoncé, hier à Hassi R’Mel, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, sans toutefois citer nommément le coupable présumé. «Le pôle pénal économique et financier a ouvert une enquête sur l’affaire de la raffinerie d’Augusta, dans laquelle un mandat d’arrêt international a été émis contre le principal accusé», a-t-il déclaré dans son allocution, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et du 65e anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).

Et de promettre : «Nous continuerons à poursuivre en justice tous les responsables impliqués dans les affaires de corruption et les tentatives d’atteinte à l’économie nationale.»

Selon les dernières informations ayant fuité dans la presse, Abdelmoumen Ould Kaddour mènerait une retraite dorée, partageant sa vie entre la France et les Emirats arabes unis depuis son limogeage en avril 2019. Il est cité dans deux affaires de corruption ouvertes au niveau du tribunal de Bir Mourad Raïs puis transférées à la première chambre du pôle financier de Sidi M’hamed près de la cour d’Alger.

Il s’agit notamment de celle de la raffinerie Augusta (Sicile), celle-là même citée par le Premier ministre dans son allocution d’hier, et qui a été acquise alors que Ould Kaddour était PDG du groupe Sonatrach en 2018, dans des circonstances troubles.

Le fait est que la compagnie algérienne a racheté cette raffinerie vieille de 70 ans, qui appartenait à la filiale italienne d’ExxonMobil, à hauteur de 725 millions de dollars. Un prix jugé exorbitant compte tenu de la vétusté des installations ainsi que le caractère déficitaire de l’usine, qui a poussé la compagnie à s’endetter pour un montant de 250 millions de dollars, dont 100 millions de dollars destinés aux travaux de maintenance.

Ali Mazighi, ancien collaborateur de l’ex-PDG au moment des faits, a été placé en détention provisoire et poursuivi pour «dilapidation de l’argent public» et «abus de fonction» dans cette même affaire.

L’autre dossier que traîne Abdelmoumen Ould Kaddour, et qui avait entamé sa réputation avant même qu’il ne soit nommé à la tête de Sonatrach, concerne des marchés de gré à gré octroyés dans des conditions suspectes ainsi que des soupçons de surfacturations astronomiques révélées par l’IGF qui entachent sa gestion de la société BRC (Brown and Roots and Condor), une joint-venture entre Sonatrach et la compagnie américaine Halliburton. Son nom est cité dans cette affaire aux côtés de celui de Chakib Khelil.

Il est à préciser que cette affaire avait été ouverte en 2006 par le tribunal de Bir Mourad Raïs avant d’être rapidement mise sous le coude des années durant. Dans un autre volet de cette affaire, Ould Kaddour a été accusé, en novembre 2007, d’«espionnage» et incarcéré à la prison de Blida avant d’être réhabilité 20 mois plus tard et revenir par la grande porte à la tête de Sonatrach, début 2017. 


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