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Malvie et démission des autorités : Jour de colère à Boumerdès

10 septembre 2019 à 10 h 08 min

Le font social connaît une effervescence sans précédent dans la wilaya de Boumerdès. Hier, au moins une dizaine d’actions de protestation ont été enregistrées dans les communes de Bordj Menaïel, Hammadi, Chabet El Ameur, Boudouaou, Zemmouri, etc. La fermeture des axes routiers et des sièges d’APC reste le seul et unique moyen auquel recourent les citoyens en mal de vivre pour se faire entendre.

Après plusieurs sit-in devant la daïra de Naciria, de nombreux postulants au programme des 100 logements promotionnels aidés (LPA) de la commune éponyme se sont rassemblés, hier devant le siège de la wilaya, pour dénoncer les retards pris pour valider la liste des bénéficiaires et la délivrance des documents administratifs au promoteur. «Le projet a débuté en 2012, mais on n’a pas encore octroyé le permis de construire à l’entrepreneur alors que le chantier dépasse 40% d’avancement», dénonce un manifestant, ajoutant que plus de la moitié des souscripteurs ont déjà versé 700 000 DA au promoteur.

A Hammadi, la mauvaise gestion et la démission des autorités ont fait sortir encore une fois les habitants dans la rue. Ces derniers ont bloqué l’accès au siège de l’APC pour dénoncer leur marginalisation et les fausses promesses des responsables locaux. Pourtant, ce n’est pas l’argent qui manque pour répondre à leurs doléances. Il y a deux semaines, l’APW a fait état d’un montant 13,2 milliards de dinars qui ne sont pas encore consommés. La DTP a bénéficié, en 2018,  de 360 millions de dinars pour l’entretien des routes, mais le gros de cette somme tarde à être dépensé. En dépit de la détérioration du cadre de vie des populations locales, le rapport parle de projets de 2,4 milliards qui ne sont pas réalisés par la direction de l’urbanisme. Aussi, plusieurs projets de gaz (3,1 milliards) et d’éclairage (87 millions de dinars) tardent à être lancés, malgré la disponibilité des crédits de payement.

Le vent de colère touche aussi le secteur éducatif, où les grèves perdurent encore ça et là à cause de la surcharge des classes et l’état catastrophique de certains établissements. Les élèves, les enseignants et le staff administratif du lycée Ahmed Boukabous de Chabet El Ameur ont débrayé, hier, pour le septième jour consécutif, précisant que leur établissement risque de s’effondrer à tout moment. Même crainte des élèves du CEM de Zaâtra, qui ont boycotté les cours pour exiger la réhabilitation de l’infrastructure. L’Etat a dégagé plus de 100 milliards de centimes pour la réhabilitation des écoles dégradées, mais rares sont les communes qui ont entamé les chantiers.

Le problème de la surcharge des classes continue de susciter l’ire des parents dans les communes de Ouled Haddadj, Boudouaou, Figuier, Corso, etc. Un problème qui aurait pu être évité, si on avait réalisé les projets d’établissement, dont 17 écoles primaires, 10 CEM et 5 lycées, inscrits depuis 2014 au profit de la wilaya.


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