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Lutte contre la corruption : «L’Etat veillera à ce que les travailleurs ne soient pas pénalisés»

04 juillet 2019 à 10 h 25 min

La lutte contre la corruption se poursuivra «sans relâche». C’est ce qu’a affirmé, hier, le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, dans un discours prononcé à la veille de la fête de l’Indépendance.

S’exprimant sur la crise que traverse le pays et faisant une «offre politique», Bensalah s’est, bien entendu, exprimé sur les procès menés actuellement contre bon nombre d’hommes d’affaires et politiques algériens.

A cet effet, réaffirmant que «l’aspiration légitime (du peuple, ndlr) au changement a été pleinement entendue et se trouve désormais au cœur des préoccupations des pouvoirs publics et en tête des préoccupations de l’Etat», Bensalah a déclaré que «l’œuvre d’assainissement de l’Etat et du renouvellement de son encadrement est accompagnée d’une vigoureuse lutte contre le fléau de la corruption et de la dilapidation des deniers publics». Et que cette lutte est «menée par une justice qui exerce désormais et avec rigueur la plénitude de ses missions et de ses attributions».

Insistant donc sur le processus judiciaire en cours, l’ancien président du Conseil de la nation a tenu à signaler que «l’Etat, qui demeure à l’écoute des revendications et des aspirations profondes de notre peuple, est vraiment décidé à mener cette lutte sans relâche conformément aux lois de la République, dans le respect du principe de la présomption d’innocence».

Voulant certainement rassurer les Algériens à propos des entreprises dont les patrons sont mis en détention provisoire, ou ceux qui pourront l’être à l’avenir, il a affirmé que l’Etat veillera «à ce que toutes les dispositions soient prises afin que les travailleurs et l’économie nationale ne soient pas pénalisés par les décisions prises à l’encontre des patrons des entreprises concernées». Il faut dire que les déboires judiciaires de beaucoup de chefs d’entreprise inquiètent au plus haut point des milliers d’employés qui ont exprimé la crainte de voir les sociétés qui les emploient mettre la clé sous le paillasson.

C’est le cas, par exemple, des travailleurs du groupe ETRHB, de Ali Haddad, qui a déjà fermé une de ses chaînes de télévision (jumelage avec une autre), ou ceux du groupe KouGC des frères Kouninef dont les employés ont d’ailleurs organisé, il y a quelques jours, un sit-in devant la direction de l’entreprise. Il faut rappeler que plusieurs chefs d’entreprise ont été mis en détention provisoire pour des chefs d’inculpation liés à la corruption.

Le dernier en date étant Ahmed Mazouz, patron du groupe éponyme, sous mandat de dépôt depuis avant-hier. Des hommes politiques, notamment les anciens Premiers ministres, Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, ont également été placés en détention provisoire. D’autres sont sous contrôle judiciaire, alors que certains hommes d’affaires sont frappés d’Interdiction de sortie du territoire national (ISTN). Les enquêtes suivent leur cours

. Ce sont toutes ces actions judiciaires qui font craindre à beaucoup d’Algériens la perte de leurs postes d’emploi. Bensalah a tenté, hier, de les rassurer en affirmant que l’Etat veillera à ce que «les travailleurs et l’économie nationale» ne soient pas pénalisés.


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