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dimanche, 05 avril, 2020
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L’UGTA rejoint l’appel à la grève de 4 jours à Béjaïa

05 décembre 2019 à 10 h 05 min

Les choses s’accélèrent au sein du mouvement populaire qui s’élargit à Béjaïa. L’union de wilaya de l’UGTA se rebelle de la centrale syndicale et appelle à une grève générale de quatre jours dans la wilaya pour contrer les élections du 12 décembre.

La déclaration qui annonce le mot d’ordre est cosignée par toutes les unions locales (Amizour, Akbou, Sidi Aïch, Kherrata et Béjaïa) ainsi que par la Fédération des retraités.

L’union a décidé de faire de la période allant du 8 au 11 décembre «des journées de grève et de colère pour tous les secteurs publics et privés» pour rejeter les prochaines élections, intégrant à l’occasion des revendications d’ordre économique.

«Que l’on travaille dans les secteurs public ou privé, que l’on soit actifs ou retraités ou sans emploi, nous sommes l’objet d’une attaque sans précédent contre nos garanties collectives», écrit l’Union.

«La commission exécutive de wilaya de Béjaïa, convaincue de la possibilité de faire naître une convergence d’action qui s’adressera régulièrement aux travailleurs pour dessiner avec eux, et dans l’action, une perspective révoltée et patriotique, appelle tous les salariés, les chômeurs, les retraités à se mobiliser pour faire entendre nos revendications et stopper la mécanique infernale des mesures répressives.»

L’essentiel des revendications du syndicat est économique, sans omettre de dire «non aux élections du 12 décembre» et «oui, à la libération des détenus d’opinion».

L’UGTA-Béjaïa fera grève pour revendiquer aussi l’effacement de l’IRG des salariés et le partage équitable des richesses du pays, et réitérer le refus de la privatisation des entreprises publiques et du secteur des hydrocarbures, ainsi que le projet de loi sur les retraites.

L’appel de l’UGTA intervient trois jours après celui lancé par le Pacte de l’alternative démocratique (PAD) de Béjaïa pour une grève générale du 8 au 11 décembre.

Le PAD n’a pas hésité, lui, à parler de «faire avorter ce vote» qu’il voit comme «porteur de tous les dangers pour notre pays». Le PAD local a devancé dans l’action le PAD national, qui montre des difficultés à trouver un consensus autour de cette option.

L’initiative de Béjaïa pourrait entraîner, assurent des animateurs du Pacte, les directions des partis et syndicats qui forment le PAD à appeler ces jours-ci aussi à une même action à l’échelle nationale. Au niveau de la wilaya, des syndicats, comme l’Union générale des commerçants et artisans (UGCAA), le Snapap et le Satef, sont foncièrement partants pour les quatre jours de grève.

A l’échelle nationale, les regards sont tournés vers les autres syndicats autonomes – notamment ceux de l’éducation, comme le Cnapeste, l’Unpef et le SNTE, qui forment leur coordination nationale (CSA) – qui ne se positionnent toujours pas. Les hésitations à ce propos de la CSA sont plus pesantes que celles du PAD.

En attendant, l’implication localement de l’UGTA, qui revendique le gros de ses effectifs dans les entreprises économiques, gonfle les chances de voir le mot d’ordre de grève générale plonger la wilaya de Béjaïa dans la paralysie.

Certains considèrent que la période choisie est longue et risque d’épuiser la population. Au sein de ses initiateurs, on ne cache pas l’espoir que la contamination se fasse pendant ce temps-là avec d’autres régions du pays. Pour ne pas reproduire les mauvaises expériences de précédentes grèves, au sein du PAD on se prépare à expliquer, via un communiqué, les modalités de l’action et distinguer les secteurs qui seront épargnés.         

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