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Elle ne participera pas au référendum sur la Constitution

Louisa Hanoune réclame la levée de l’interdiction des marches

29 septembre 2020 à 11 h 09 min

Pour Louisa Hanoune, un projet de Constitution impose l’ouverture d’un large débat démocratique, avec la libération de la parole et de la presse. Seul le peuple, dit-elle, est habilité à décider des futures institutions, à définir l’identité de l’Etat et à choisir ses représentants et non l’inverse.

Le Parti des travailleurs (PT), dirigé par Louisa Hanoune, décide de boycotter le référendum sur le projet de révision de la Constitution et réclame la levée de l’interdiction des marches, de manifester et d’organiser des rassemblements politiques dès lors que la courbe de la Covid-19 est en net déclin.

Hier, en présentant les résolutions du comité central tenu ce week-end, la leader du PT a rappelé que son parti n’a pas formulé de proposition sur l’amendement de la Loi fondamentale du pays, approuvé par une assemblée «illégitime» et n’adhère pas à ce processus de réforme qui n’intervient pas dans un contexte normal.

Les Algériens, insiste-t-elle, n’ont ni assisté ni participé à l’élaboration de ce texte, qui ne sera pas l’émanation du peuple. Pour Mme Hanoune, l’objectif des initiateurs de ce projet en cette conjoncture est «d’essayer de sauver le système présidentialiste».

«Par curiosité, nous avons jeté un coup d’œil sur le contenu de ce projet et on a eu la confirmation que l’objectif est de maintenir le système en place : le débat qui a eu lieu a réuni ceux qui veulent le sauvetage et le replâtrage du système», dénonce-t-elle.

Pour elle, un projet de Constitution impose l’ouverture d’un large débat démocratique, avec la libération de la parole et de la presse. Seul le peuple, dit-elle, est habilité à décider des futures institutions, à définir l’identité de l’Etat et à choisir ses représentants et non l’inverse.

«Le pouvoir a mis la charrue avant les bœufs», affirme la patronne du PT, qui s’insurge quant au choix du 1er novembre pour la tenue de cette consultation populaire. Selon elle, le 1er Novembre doit rester éternellement et exclusivement comme la célébration du déclenchement de la lutte armée contre le colonialisme, afin d’opérer la rupture définitive et totale avec le système colonial.

D’après la pasionaria du PT, l’urgence aujourd’hui n’est pas la révision de la Constitution mais «la prise en charge immédiate des besoins sanitaires et socioéconomiques des citoyens».

A ce propos, elle demande la levée des contraintes et rétablir le transport intra et entre les wilayas. Mme Hanoune estime qu’aujourd’hui il est nécessaire de rétablir l’unité de la République et le tissu social qui est en train de se déchirer.

«C’est le désastre sur le plan économique et social. Il n’y a pas de plan de charge pour les entreprises, où est l’aide de l’Etat ?» s’est-elle interrogé.

La deuxième vague de la révolution sera plus forte

Mme Hanoune dénonce l’institutionnalisation de la société civile à travers la création de nouvelles associations, une nouvelle société civile et probablement de nouveaux partis : «Est-ce la caporalisation ?» s’est-elle demandé en prévenant contre la création de nouveaux oligarques.

«Il y a même le recyclage des partis au pouvoir qui soutiennent le processus constitutionnel. Ce sont exactement les mêmes pratiques, la même perversité et les mêmes impacts.

Le régime avait sa clientèle et ses courtisans, et aujourd’hui c’est le régime à travers l’administration qui crée cette nouvelle clientèle pour casser le multipartisme», observe Louisa Hanoune, qui pense que «nous sommes face à un recyclage, l’approfondissement et l’extension de la corruption politique et non face à la construction d’une nouvelle République».

Pour elle, la lutte contre la corruption n’est pas neutre, elle est orientée. «Tant que ce système est toujours en place, il ne peut produire que des monstruosités politiques», assène-t-elle.

Dans son intervention, la secrétaire générale du PT a appelé à ce que cesse l’abus de la détention préventive. «Pourquoi maintenir Khalida Toumi en prison alors qu’elle est poursuivie pour un simple délit de gestion. Une militante qui a de tout temps dénoncé les prédateurs. Khalida n’a aucun lien avec la îssaba.

De même pour Ali Ghediri», affirme Mme Hanoune pour qui la justice n’est pas sereine, «c’est une justice qui agit dans l’emballement», dit-elle avant d’exprimer sa solidarité avec tous les détenus, notamment Khaled Tazaghart.

Louisa Hanoune s’attend à ce qu’il y ait une deuxième vague de révolution qui sera plus forte, «ceux qui pensent que la révolution du 22 février est finie se trompent, la révolution est un processus que personne ne peut arrêter et personne ne peut prédire le déclenchement de l’étincelle».

Par ailleurs, elle a qualifié le nouveau planning scolaire, notamment la réduction des matières, de «détricolage» et cela augure d’un processus de «dislocation» du système éducatif.

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