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Louisa Hanoune fustige les partisans de la «continuité» : «Leur démarche est totalitaire»

16 février 2019 à 11 h 25 min

Excédée par le passage en force orchestré par les partisans du statu quo politique, Louisa Hanoune tire dans le tas… présidentiel. Le gouvernement, le patronat, le syndicat officiel, et même le chef d’état-major. Tout le monde en a eu pour son grade.  

Une rafale de critiques sévères contre les promoteurs de la «continuités» qui, selon elle, multiplient violence et provocations. «La violence exercée par les partisans du statu quo peut bien engendrer d’autres réactions violentes», a prévenu la leader du PT, hier lors de la réunion de son bureau politique. 

Elle a qualifié la manière avec laquelle est menée la campagne pour un autre mandat de Abdelaziz Bouteflika de «démarche totalitaire et de pire pratique que celles connues sous le régime du parti unique».

Sans sourciller, elle interpelle le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, enrôlé lui aussi dans la campagne électorale. «Le chef d’état-major de l’ANP, qui a assuré  que l’armée n’interviendra pas dans la politique, fait la campagne électorale pour un nouveau mandat du président. Où est la neutralité de l’institution militaire et des institutions de l’Etat ?» s’interroge-t-elle.

Jeudi dernier à partir de la 5e Région militaire de Constantine, le chef d’état-major est allé jusqu’à désigner les adversaires de Abdelaziz Bouteflika d’«ennemis intérieurs». Dans le même élan, Louisa Hanoune a chargé également les organisations patronales qui affichent un soutien «intéressé» pour un 5e mandat pour Bouteflika. «C’est un soutien qui légalise le mélange l’argent de la corruption et la politique ; évidemment, ils (les patrons) attendent un retour d’ascenseur», fulmine encore la secrétaire générale du PT.

Le patron de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, n’échappe pas lui non plus à ses vives critiques. «Qui peut croire ceux qui prétendent que les travailleurs sans salaire depuis des mois et les centaines de milliers de familles dont les revenus ne dépassent pas 15 000 DA puissent soutenir la poursuite de leur calvaire à travers la continuité du système en place et de ses politiques ?» décoche-t-elle à l’endroit de l’inamovible secrétaire général du l’UGTA qui, pour rappel, a même «sommé ses adhérents de voter pour Bouteflika» lors de sa rencontre avec le directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, jeudi passé à la Maison du Peuple. «Les organisations syndicales et les autres unions n’ont pas le droit d’engager leurs
adhérents, encore moins d’exercer de pression sur des choix qui relèvent du libre arbitre du citoyen»
, a dénoncé Louisa Hanoune.

«Un mépris intolérable envers les citoyens»

Il faut dire que depuis l’annonce de la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour briguer un 5e mandat présidentiel, des fonctionnaires de l’administration publique, des travailleurs dans des entreprises économiques publiques et privées ont été sommés de signer des formulaires de parrainage au profit du président-candidat.

Un insupportable chantage. Mme Hanoune dénonce une «caporalisation des syndicats et des autres organisations par les partisans du maintien du système en place». Louisa Hanoune, dont le parti n’a pas encore tranché la question de la participation ou non au scrutin présidentiel du 18 avril prochain, fustige les agissements des partisans de la continuité du système qu’elle qualifie d’«irresponsables», de «dévergondés» et de «provocateurs».

«Les partisans de la continuité du système ne sont pas capables de voir les dangers parce qu’aveuglés par la recherche de la pérennisation de leurs intérêts. Mais, ils feignent d’ignorer que l’Algérie de 2019 n’est pas celle de 2014», met-elle en garde. Commentant les velléités du pouvoir de maintenir le statu quo, Louisa Hanoune estime que l’annonce officielle de la candidature du président «est une confirmation claire de la crise mortelle qui menace le pays.

Cela veut dire que n’importe quel changement, même de candidat, peut détruire l’équilibre très précaire entre les forces en présence qui soutiennent le maintien de ce système.» Anticipant sur la fameuse conférence nationale proposée dans la lettre de candidature de Bouteflika, Louisa Hanoune réplique sèchement à ce qui s’apparente à une vente concomitante et de s’interroger : «Peut-on imaginer que ceux-là mêmes qui sont à l’origine de a crise peuvent constituer la solution à la même crise ?»  La question n’appelle aucune réponse.


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