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Lors d’une conférence de presse organisée hier à Alger : Tebboune s’engage à «répondre aux aspirations du hirak»

10 novembre 2019 à 10 h 25 min

Abdelmadjid Tebboune, candidat à l’élection présidentielle du 12 décembre, a affirmé, hier Alger, que son programme électoral a pour but de répondre aux revendications du hirak, alors que ce dernier continue de refuser la présidentielle que le pouvoir souhaite coûte que coûte organiser pour élire le successeur à Bouteflika. «Je m’engage (…) à tout entreprendre, si je suis élu à la magistrature suprême, pour réaliser les attentes et les aspirations légitimes portées par le hirak du 22 Février pour un changement global et véritable à même de permettre à notre pays de se redresser et de prendre un nouveau départ, et à notre peuple de vivre dans une Algérie démocratique et prospère, fidèle aux valeurs de la Révolution du 1er Novembre 1954, et où tous les Algériens auront leur place», a affirmé l’ancien Premier ministre du Président déchu, à l’occasion de la présentation de son programme électoral, lors d’une brève conférence de presse organisée à l’hôtel El Djazaïr.

Peu prolixe, Abdelmadjid Tebboune a décliné son programme électoral à travers ses «54 engagements pour une nouvelle République», en référence à la date du déclenchement de la Guerre de Libération nationale.  «Le programme colle à la situation du pays. Tous les secteurs seront disséqués et on apportera des solutions. Le drame que nous vivons émane, en grande partie, de la non-prise en considération des véritables problèmes du pays et l’absence de solutions. Les problèmes sont immenses, mais nous pouvons les solutionner», a-t-il déclaré, relevant que le slogan de campagne est : «Engagés pour le changement, capables de le réaliser». Affirmant participer à cette élection en tant que «candidat libre», Abdelmadjid Tebboune a démenti tout rapprochement avec son parti, le FLN, ou d’autres formations. «Qu’ils soient du FLN, du RND ou du MSP, le problème ne se pose pas. L’essentiel est qu’ils sont Algériens», a répété le conférencier. Celui-ci s’est dit ouvert à tous les Algériens désireux de le soutenir, sauf ceux qui «militent pour le compte d’officines étrangères ainsi que ceux qui sont hostiles aux constantes nationales».

A quelques semaines du lancement de la campagne électorale, Abdelmadjid Tebboune ne considère pas les autres candidats comme des concurrents. «Tous les candidats sont égaux et chacun proposera son programme pour convaincre les électeurs. Je les considère comme des collègues ! Laissons les Algériens choisir», a-t-il souligné. Interrogé sur la campagne anticorruption menée par la justice et encouragée par le chef d’état-major, il a estimé que cette opération d’«assainissement» se poursuivra encore «longtemps», car les «résidus» de la bande demeurent  jusqu’ici non touchés. Dans son programme dédié à la consécration d’«une nouvelle République», le candidat s’engage à réviser la Constitution, refonder le dispositif d’organisation des élections, reformer «globalement» l’Etat  dans tous ses démembrements, moraliser la vie publique, promouvoir une presse «libre et plurielle», refonder la justice, promouvoir une démocratie «participative», refonder l’organisation territoriale, mettre en œuvre un «plan d’action jeunesse», promouvoir les «composantes de l’identité nationale, à savoir l’islam, l’arabité et l’amazighité comme ciment de l’identité nationale».

Sur le plan économique, Tebboune promet d’engager une «nouvelle politique de développement, indépendante de la rente pétrolière», de reformer le système fiscal. En matière de politique sociale, l’ex-Premier ministre s’engage à ériger l’accès au logement «en priorité nationale», consolider le pouvoir d’achat, assurer aux citoyens un cadre de vie de qualité, l’élimination «définitive» des disparités de développement. Dans le volet consacré à l’emploi, l’ancien Premier ministre s’engage à réduire drastiquement le taux de chômage, en particulier celui des jeunes et des femmes. Pour ce qui du secteur éducatif, il promet de le transformer en un «cadre d’éducation, d’épanouissement et d’éveil intellectuel» alors que l’université sera, selon lui, un «cadre d’enseignement, d’épanouissement et d’innovation».

En matière de politique étrangère, il compte en faire un instrument «dynamique et proactif» à travers la révision des missions classiques de la diplomatie, la promotion d’une diplomatie économique et culturelle et la protection de la communauté algérienne établie à l’étranger. 


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