Manifestations du 11 Décembre 1960 : L’irresistible souffle de la liberté | El Watan
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mardi, 07 décembre, 2021
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Dossier

Manifestations du 11 Décembre 1960 : L’irresistible souffle de la liberté

10 décembre 2020 à 10 h 58 min

Il y a 60 ans, le peuple algérien donnait une leçon magistrale de résistance collective à l’armée coloniale à travers les manifestations massives de Décembre 1960, qui ont embrasé de nombreuses villes du pays durant plusieurs jours. Mathieu Rigouste, un chercheur en sciences sociales de 39 ans, qui a beaucoup travaillé sur les stratégies sécuritaires inspirées des méthodes de la «guerre contre-insurrectionnelle» de l’armée et la police françaises pendant la «guerre d’Algérie», s’est passionné pour l’histoire des soulèvements urbains de 1960 «et la mise en échec de la contre-insurrection». Mathieu a passé ainsi plusieurs années à enquêter sur ce moment historique décisif de la lutte indépendantiste. Ce projet au long cours a donné lieu à un site, un livre et un film, les trois se déclinant sous un même titre qui fait évidemment écho à ce graffiti mémorable gravé sur les murs insurgés d’Alger : Un Seul héros le peuple. Et pour marquer les 60 ans des manifestations urbaines de Décembre 1960, le réalisateur met son film en accès libre pendant cinq jours, du 10 au 15 décembre 2020. Le documentaire est accessible via le site web https://unseulheroslepeuple.org. Et pour les lecteurs d’El Watan, voici quelques séquences fortes de ce document visuel riche en témoignages, et qui permet de saisir avec justesse les ressorts historiques, sociologiques et, pour ainsi dire, le «Making of» du soulèvement populaire de Décembre 1960 qui a achevé de dynamiter l’ordre colonial.

Le 11 Décembre 1960, c’est le deuxième souffle du 1er Novembre 1954», résume Hocine Hamouma pour dire «l’effet 11 Décembre». Hocine, qui fut témoin et acteur de ces manifestations historiques, intervenait dans le film de Mathieu Rigouste, Un Seul héros le peuple.

Mathieu Rigouste est chercheur en sciences sociales à Paris 8. Il est né en 1981. Il est notamment l’auteur de L’ennemi intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine (La Découverte, 2011), un livre tiré de sa thèse de doctorat en sciences sociales soutenue en 2007.

Dans cette thèse, le sociologue déconstruit le discours sécuritaire dominant en interrogeant les «figures de l’ennemi intérieur dans la pensée politico-militaire française depuis la guerre d’Algérie».

Mathieu Rigouste a publié dans la foulée La domination policière : une violence industrielle (La Fabrique, 2012).

Et il vient de publier Un Seul héros le peuple aux éditions Premiers matins de Novembre, un ouvrage qui, à l’instar du film éponyme, est consacré aux soulèvements urbains de Décembre 1960 en Algérie.

Un site, un livre et un film sur Décembre 1960

Le livre aussi bien que le film participent d’un projet entamé par Mathieu il y a 7 ans, et qui consiste en une enquête minutieuse, très fouillée, qui s’est attachée à documenter cette révolte qui a secoué de nombreuses villes durant plusieurs jours.

Outre l’opus éditorial et le documentaire, le projet est matérialisé également par un site web qui rassemble toutes les ramifications et les rhizomes de cet ambitieux travail de recherche.

Le site se décline sous le titre… vous l’avez deviné : Un Seul héros le peuple. Pour tous les détails, vous avez juste à cliquer sur ce lien : https://unseulheroslepeuple.org/

C’est grâce à Daho Djerbal que nous avons découvert le travail de Mathieu
Rigouste.

Dans un message adressé fin novembre à quelques confrères et quelques amis de la revue Naqd, Daho annonçait : «Parallèlement à la diffusion gratuite sur internet de la Petite Collection Naqd consacrée aux manifestations de Décembre 1960, Mathieu Rigouste met en accès libre son documentaire historique consacré à cet événement sur internet.

La rédaction de la revue Naqd comme Mathieu Rigouste mettent ainsi à la disposition du grand public et de la nouvelle génération des deux rives ce moment marquant dans l’histoire contemporaine.»

Le film en accès libre du 10 au 15 décembre

De fait, Mathieu a mis généreusement son film en accès libre via le site https://unseulheroslepeuple.org/. «Pour le 60e anniversaire des soulèvements de décembre 1960 en Algérie, le film Un Seul héros le peuple sera diffusé en exclusivité mondiale pendant cinq jours, à prix libre (incluant la gratuité) du 10 au 15 décembre 2020», lit-on sur le site web.

Sur Vimeo, le doc est résumé en ces termes : «Trois ans après la Bataille d’Alger, le peuple algérien se soulève à travers toute l’Algérie et met en échec l’impérialisme français.

Le 11 décembre 1960, après 130 années de colonisation, le peuple algérien sabote la répression militaire et envahit les quartiers interdits des grandes villes d’Algérie. Avec des femmes, des anciens et des enfants en première ligne, les manifestants s’emparent des rues par milliers, ils organisent des cantines populaires, des hôpitaux clandestins…

Alors que le FLN avait été profondément affaibli par la contre-insurrection, c’est bien le peuple qui prend en main la guerre d’indépendance et arrache son versant politique. Ce film est construit autour de dialogues avec les derniers témoins de ce soulèvement populaire.

Dans l’intimité de leurs lieux de vie actuels ou au long des rues qu’ils ont parcourues à l’époque, leurs paroles, leurs souvenirs et leurs émotions croisent les analyses d’historiens et d’amis de différentes générations. C’est l’histoire d’une victoire populaire oubliée.»

Le moins que l’on puisse dire, en effet, est que le film est riche en témoignages et remarquablement documenté.

A ce titre, il permet de saisir avec justesse les ressorts historiques, sociologiques et, pour ainsi dire, le «Making of» du 11 Décembre 1960. Un Seul héros le peuple représente, in fine, un précieux document visuel qui a le mérite de croiser plusieurs regards, plusieurs récits et différentes sources.

Le réalisateur alterne habilement des images d’archives et des images d’aujourd’hui. Il condense plusieurs moments historiques sur plus d’un siècle de combats et de convulsions où se mêlent l’Algérie de décembre 1960, l’Algérie d’avant 54 et l’Algérie contemporaine, y compris celle du hirak.

Une façon de célébrer le pouvoir insoupçonné d’un peuple profondément insoumis qui ne s’est jamais rendu aux forces de la fatalité.

«Le GPRA lui-même ne savait pas»

Dans le film interviennent nombres d’anciens manifestants «décembristes» qui ont battu le pavé à Alger. Des Algérois de Belcourt, de La Casbah, de Bab El Oued, de la cité Mahieddine…

Le réalisateur a recueilli également le récit d’activistes et militants dans d’autres régions du pays  : à Oran, à Hamma Bouziane, près de Constantine, à Bou Ismaïl…

Le documentaire donne, en outre, la parole à des spécialistes : les historiens Ouanassa Siari Tengour et Daho Djerbal, la psychanalyste Karima Lazali, ou encore le sociologue Sadek Benkada.

Dès les premières plans, le film nous plonge dans le feu des manifestations du 11 Décembre à Belcourt, avec des images des «actualités» montrant une marée humaine en furie, massée sur la montée de Laâkiba, et rompant impétueusement les digues des CRS et des forces de la répression coloniale en agitant le drapeau algérien.

En voix off, en anglais, un journaliste commente d’une voix hiératique : «On Saturday 10th december 1960, the picture changed (le tableau a changé).»

La voix off continue à commenter les images en anglais, et en sous-titre, on lit : «Les musulmans, jusqu’ici dociles en apparence, déployèrent leurs couleurs. Et leurs couleurs étaient le rouge, le blanc et le vert. Les couleurs du Front de libération nationale, le FLN.»

Hocine Belkacemi, ancien militant FLN, qui vécut les manifestations à Alger, lance : «La surprise a été totale. Le GPRA lui-même ne savait pas exactement qu’est-ce qui s’est passé.»

Remontant le fil de l’histoire, le réalisateur s’attarde sur le long feuilleton des exactions coloniales. Aïssa Nedjari, présenté comme un «manifestant à Bou Ismaïl en décembre 1960», livre ce témoignage bouleversant : «A partir de 1959, ma famille a été décimée. Mon frère Mohamed va être tué, mon père va être tué. (…) Il y avait une répression féroce. Le 2e Bureau arrêtait et torturait à mort et jetait les corps des victimes en plein air.»

Aïssa poursuit : «En 1960, ma mère et moi avons été arrêtés. Nous avons été séquestrés pendant huit mois. Nous avons été torturés très cruellement, ensemble, c’est-à-dire qu’on m’a torturé devant ma mère et vice-versa.»

Le périple chahuté de De Gaulle

Remettant les événements dans leur contexte, le sociologue et historien Sadek Benkada explique : «Décembre 1960 a été un mois où les enjeux étaient nombreux. D’abord il y avait la session des Nations unies où on allait débattre le problème algérien.

Il y avait aussi la visite du général de Gaulle. Il est arrivé le 9 décembre à Oran (…) mais il n’est pas passé par la ville. Il est parti directement à Tlemcen, et de Tlemcen, il est allé à Aïn Témouchent.»

Selon lui, la veille de la venue du général de Gaulle, soit le 8 décembre, «le FAF, le Front de l’Algérie française, a lancé un appel à la population européenne pour déclencher une grève générale. Une grève qui a été suivie par un déplacement à Aïn Témouchent pour conspuer le général de Gaulle. Ils ont eu en face d’eux la population musulmane et il y a eu des affrontements». Sadek Benkada précise que de Gaulle «a évité deux grandes villes.

Il n’est pas entré à Alger, en décembre, ni à Oran. Il a fait un long périple qui l’a mené jusqu’à Philippeville, actuellement Skikda. Et de Skikda il est rentré à Paris. (…) Les manifestations ont éclaté le 9 décembre à Aïn Témouchent. Le 10, ça a été à Oran, et le 11, à Alger. Et puis ça s’est enchaîné à travers toute l’Algérie».

«Je suis sortie sans réfléchir»

Sadek Benkada revient sur les circonstances du déclenchement des manifestations à Oran, sa ville, en déclarant : «On suivait à travers la radio les manifestations à Aïn Témouchent, et spontanément, la population à Oran est sortie. Le 10, c’était un jour pluvieux. Il y avait des femmes, des enfants, des ouvriers qui étaient en grève, qui n’ont pas rejoint leur travail. Il y avait des jeunes, beaucoup de jeunes, beaucoup de jeunes femmes, et des vieilles aussi.

Ça a été une levée en masse, et le soir, on a commencé à préparer les banderoles et à confectionner les drapeaux algériens qui seront brandis le 11. Le 11 décembre, il y a eu une répression très importante. Il y avait les CRS, il y avait les gardes mobiles, et il y avait aussi un soutien de la Marine française, ce qu’on appelait les Fusillés marins.

On n’a jamais vu ça !» La vénérable militante Fouzia Foukroun se souvient de l’ambiance exceptionnelle qui régnait à Belcourt ce jour-là ; le peuple des faubourgs qui s’est levé comme un seul homme…

Fouzia avait alors 13 ans et n’a pas hésité une seconde à se joindre aux insurgés «sans demander l’avis de personne», insiste-t-elle. «Le 11 décembre, raconte-t-elle, il y a eu un brouhaha terrible. Il y avait des youyous dans la rue, chose qu’habituellement on n’entend pas. A l’époque, les youyous, ça ne se faisait pas parce qu’on était en révolution, on était en guerre.

On n’avait pas le droit d’être joyeux. [On se les autorisait uniquement] si quelqu’un est mort en martyr. J’entends donc un brouhaha terrible, je vais au balcon et je vois arriver cette ruée de femmes, d’hommes, surtout des jeunes, et presque au premier rang, je vois mon frère. Ils avaient tous des drapeaux, ils agitaient le drapeau algérien bien sûr, et des youyous fusaient, et la foule criait ‘‘Algérie algérienne !’’ C’était extraordinaire. Je décide de sortir (…).

On ne prend pas le temps de réfléchir. Instantanément, j’y vais. Il y avait plein de gens, plein de drapeaux. (…) Au Ravin de la Femme sauvage, il y avait des chars, ils étaient là depuis longtemps. Ils commencèrent à manœuvrer et diriger leur canon vers nous. Là, on a eu peur.

Comme il y avait des chemins de traverse, surtout à Ruisseau, on a pris ces chemins. (…) Et c’est comme ça que j’ai manifesté le 11 décembre. C’était ma première manifestation pour l’Algérie libre et indépendante.»

«Les femmes voulaient être au premier rang»

Hocine Hamouma se remémore, lui aussi, les youyous stridents qui jaillissaient de partout et les cohortes d’hommes qui «sortaient des cafés, et ça criait ‘‘Algérie algérienne !’’». «Certains jetaient de l’eau de Cologne sur les manifestants, d’autres donnaient du miel aux gens pour crier plus fort.»

Lounis Aït Aoudia, aujourd’hui président de l’Association des amis de la Rampe Louni Arezki, et qui avait pris part aux manifestations dans La Casbah témoigne : «Le Front de l’Algérie française avait décrété une journée de grève. Cela concernait ces ultras racistes, xénophobes, qui voulaient faire une démonstration de force, et dans leur action, ils ont obligé des commerçants algériens à baisser rideau.

Les Algériens ont refusé, et c’est ainsi que les premières échauffourées ont commencé.» Lounis Aït Aoudia rapporte cette scène émouvante : «On a formé des rangs et on est descendus en brandissant nos slogans. On a avancé quelques mètres et on a trouvé un dispositif impressionnant. Il y avait des chevaux de frise qui ont été dressés, une troupe de parachutistes aguerris et des unités des gardes mobiles.

«Non, vous n’irez pas à Belcourt ! Rentrez chez vous !», hurlaient-ils (…) «A un moment précis, j’ai entendu derrière moi des voix qui criaient : ‘‘Le passage ! Le passage  !’’ Je me suis retourné et c’étaient des femmes voilées qui voulaient être au premier rang. On les a laissé passer, et elles se sont mises au premier rang.

(…) Elles disaient de manière plus déterminée : ‘‘Nous voulons aller à Belcourt, laissez-nous partir !’’ Ils (les soldats français) ont refusé, ils ont essayé de les intimider et elles répondaient par des youyous. J’ai vu comment, psychologiquement, les youyous ont pu agir sur ces militaires. Aux premiers youyous qui ont fusé, j’ai vu des officiers perdre leur contrôle.

Les femmes ont foncé les premières sur les chevaux de frise. Elles ont emporté les premiers soldats. Les militaires ont riposté. Il y a eu les premières rafales de mitraillette. Et j’ai vu de mes propres yeux un voile blanc, une colombe, se transformer en bouillie rouge.»

«Une leçon aux théoriciens de la guerre contre-révolutionnaire»

Analysant la portée de ces manifestations urbaines généralisées et la répression féroce qui s’est déchaînée contre les insurgés, Daho Djerbal souligne : «Nous entrons dans une nouvelle forme de guerre qui est une guerre en milieu urbain contre une population insurgée pour détruire l’organisation clandestine.

C’est une philosophie de répression contre toute forme de résistance en situation coloniale, et cette philosophie va se retrouver avec ce qu’on a appelé La Bataille d’Alger. Ce sont les Français qui l’ont appelée La Bataille d’Alger.» Du côté algérien, du côté du FLN et de l’ALN, ce n’est pas une bataille au sens classique du terme.

C’est le déploiement d’une force considérable de la France coloniale pour réduire à néant toute possibilité de résistance, et toute possibilité d’organisation des Algériens pour leur indépendance.

Cette guerre «contre-insurrectionnelle» consistera à «quadriller la ville, la mettre sous état de siège, contrôler tous les mouvements de la population, et, par la suite, passer à la destruction de l’organisation clandestine du FLN. Pour pouvoir les débusquer (les militants nationalistes, ndlr), il fallait absolument soumettre à la question toute la population.

Or, il était apparu très vite qu’il était impossible de détruire une organisation profondément enracinée dans les familles, dans les foyers, dans l’ensemble des espaces privés ou publics de la ville d’Alger».

«Il devenait évident que pour réduire la résistance, il fallait réduire la capacité de la population à se reconstituer, en tant qu’organisation et en tant que force de résistance», relève l’auteur de L’Organisation spéciale de la Fédération de France du FLN.

Parmi les retombées immédiates de Décembre 16960 : l’insurrection urbaine va desserrer l’étau sur les maquis de l’ALN, note Daho Djerbal.

«Toutes les unités qui avaient été mobilisées pour détruire l’Armée de libération nationale dans les montagnes, dans les maquis, se sont repliées vers les villes pour contrôler les zones urbaines, et ça a redonné du souffle aux unités de l’ALN qui se sont reconstituées très rapidement», affirme le directeur de la revue Naqd, avant de faire remarquer : «C’était une guerre sans fin. Or, une guerre sans fin peut être tenue par un peuple.

De génération en génération, les gens reprennent le flambeau, et ça devient pour eux un titre de gloire que d’intégrer la résistance. Cette résistance devient alors de plus en plus radicale.

C’était une leçon à tous les prétendus théoriciens des guerres coloniales et des guerres contre-insurrectionnelles ou contre-révolutionnaires : sur la longue durée, il est impossible de vaincre un peuple qui veut son indépendance.»

«Un Diên Biên Phù de la population civile»

Ouanassa Siari Tengour observe pour sa part qu’«en dehors de quelques manifestations oubliées un petit peu par l’historiographie, c’est quand même l’une des premières irruptions de la population algérienne dans l’espace public.»

L’historienne estime que ces manifestations n’étaient pas «si spontanées que ça». «Il y a des choses plus ou moins endormies, qui ont eu le temps de (mûrir)… Il y a lieu de souligner aussi la conscience de ces jeunes (manifestants). Ils savent que c’est une guerre de libération, ils sont plus ou moins politisés, même en l’absence de toute organisation.» L’universitaire insiste sur le rôle de la transmission du nationalisme. «Il faut voir ce qui se passe à l’intérieur des familles, et en aparté aussi.

C’est cette géographie de la mobilisation qui est inconnue à mon avis, et dont il faudrait prendre la mesure», dit-elle.

Ouanassa Siari Tengour note que le climat général à l’orée de décembre 1960 est marqué par «une espèce d’ébullition». «Et quand surgissent ces manifestations, il n’y a rien d’étonnant que les gens crient ‘‘Tahya El Djazaïr’’.»

L’historienne considère que le 11 décembre 1960, «c’était un Diên Biên Phù de la population civile, de la population non armée».

«Et le fait que la population algérienne exprime son attachement au FLN et au GPRA, le fait que le nom de Ferhat Abbès soit scandé, c’est une rupture symbolique pour dire il n’y a plus d’Algérie française», décrypte-t-elle.

La référence à la fameuse bataille de Dien Bien Phu, pendant la guerre d’Indochine, revient également dans la bouche de Sadek Benkada lorsqu’il convoque ce détail éditorial édifiant : «Je me rappelle d’un titre dans le journal El Moudjahid qui paraissait à l’époque à Tunis qui disait : ‘‘Les journées de décembre 1960 : Un Diên Biên Phù psychologique. Ça résume tout.»


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