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L’Instance de dialogue dévoile le contenu de son rapport remis à Bensalah

08 septembre 2019 à 16 h 12 min

L’Instance nationale de dialogue et de médiation présidée par Karim Younes a remis, aujourd’hui dimanche, son rapport final relatif au processus de dialogue politique, au chef de l’Etat Abdelkader Bensalah. L’Instance se dit « optimiste » quant à la concrétisation de ses propositions. La réponse du chef de l’Etat devrait intervenir dans les prochains jours.

Dans le rapport remis aux journalistes, lors de la conférence de presse animée ce matin, l’Instance a dévoilé une feuille de route qui devrait se concrétiser en deux étapes. Avant la tenue de la présidentielle, l’Instance propose  « le départ du gouvernement actuel, la création d’un climat démocratique favorable et la libération des détenus d’opinion ». Elle a souligné aussi  « la nécessité de préserver les entreprises dont les patrons sont en prison, l’accélération de la mise en place d’une autorité nationale pour les élections et lui confier les prérogatives du ministère de l’Intérieur dans l’organisation d’une élection transparente ».

 

Quant aux propositions devant se concrétiser après les élections, le panel présidé par Karim Younes suggère d’entamer directement une période de transition dans le but de mettre en place des réformes profondes à commencer par une réforme constitutionnelle ou l’élaboration d’une nouvelle constitution approuvée par référendum.

Par ailleurs, la commission a proposé la suppression de l’obligation pour les candidats à la présidentielle de recueillir 600 signatures d’élus et la levée de la limitation d’âge à 40 ans. Le panel a proposé en outre que les candidats à la présidentielles soient titulaire d’un diplôme universitaire.

« Zerda politique »

«Je pense que tout ce que nous avons proposé est effectif et réalisable dans les 3 mois à venir», a assuré Karim Younes, président de la commission. De son côté, Fatiha Benabbou, constitutionaliste et membre de l’Instance, a affirmé qu’une période de 90 jours qui nous sépare du 15 décembre est suffisante afin de mettre en œuvre ces propositions. «La révision de la loi électorale et la mise en place d’une commission indépendante de surveillance des élections est possible dans les 3 mois», a-t-elle assuré.

L’Instance de dialogue qui s’est dite favorable à la tenue d’une élection présidentielle «dans les plus brefs délais», a toutefois indiqué que «la souveraineté populaire doit primer sur la volonté constitutionnelle». Pour ce qui est de l’annulation de la conférence nationale, Karim Younes a estimé que celle-ci n’aurait été qu’une «zerda politique». Et enfin, concernant la date de l’élection, Karim Younes a déclaré : «La date ne dépend pas de nous. C’est au chef de l’Etat de convoquer le corps électoral».

Il faut signaler enfin que l’Instance de dialogue de Karim Younes est la cible de slogans des plus virulents lors des manifestations populaires de mardi et vendredi.


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