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L’image de l’Algérie en prend un coup

10 septembre 2018 à 3 h 00 min

Alors que les pouvoirs publics n’arrivent toujours pas à endiguer la propagation de l’épidémie de choléra, qui a déjà fait deux morts et touché 90 personnes, c’est à présent l’image de l’Algérie qui n’en sort pas grandie auprès des autres pays du bassin méditerranéen, avec un risque d’une mise en quarantaine, si jamais la menace d’une contagion devenait réelle.

Pour l’heure, les autorités algériennes croisent les doigts et prient le ciel pour ne pas avoir à faire face à une telle situation, au moment où le pays est en passe de sortir tambours et trompettes pour célébrer le bilan du président Bouteflika depuis son élection en 1999, et préparer son 5e mandat.

Un tel cas de figure serait catastrophique pour le pouvoir en place et gâcherait la grande communion que le parti au pouvoir, le FLN, veut organiser autour des grandes réalisations du Président. En effet, il sera difficile au régime de claironner, si le pays se retrouve entouré par un cordon sanitaire. Pour l’heure, la situation sanitaire en Algérie est scrutée à la loupe par nos voisins qui ont déjà pris les mesures nécessaires au cas où la situation venait à basculer.

L’emballement médiatique et politique en France, après la suspicion de choléra dont a fait l’objet un enfant algérien lors d’un vol en provenance d’Oran et en direction de Perpignan, confirme la hantise des autorités françaises face à l’épidémie. Si les 136 passagers et 5 membres d’équipage de la compagnie française ASL ont pu partir au bout d’une heure, une fois le risque écarté, certaines figures politiques françaises ont sauté sur l’occasion pour exiger des mesures à l’encontre des Algériens.

C’est le cas de Marine Le Pen pour qui «l’épidémie de choléra à laquelle l’Algérie est confrontée représente un risque sanitaire que le gouvernement français doit prendre très au sérieux». Elle a exigé que la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, s’explique sur les «mesures» qu‘«elle compte prendre pour protéger nos compatriotes».

La France, qui se refuse pour l’heure de prendre des mesures drastiques, comme la présentation d’un «certificat médical de non-contamination par la maladie», tente de gérer l’affaire en douceur pour ne pas froisser les autorités algériennes. Le ministère français de la Santé s’est contenté de donner des consignes précises aux compagnies aériennes ayant des liaisons directes avec l’Algérie.

Il leur est précisé que si un patient transporté était pris «de vomissements ou de diarrhée», «il était de leur responsabilité de désinfecter l’avion». Même angoisse chez notre voisin tunisien, qui accueille tous les ans près de 2 millions d’Algériens venus profiter des installations touristiques du pays.

Le ministère de la Santé tunisien a assuré qu’il scrute l’évolution de l’épidémie de choléra en Algérie, affirmant avoir mis en place une cellule de suivi pour surveiller toute «apparition du choléra dans le pays», a rapporté la station Mosaïque FM. «La Tunisie et l’Algérie sont liées par plusieurs facteurs. Tout ceci impose des préparatifs et la mise en place de scénarios», a affirmé Mohamed Rebhi, directeur de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement au ministère de la Santé.

La Tunisie a commencé à prendre des mesures à sa frontière. «Au niveau des frontières, il y a des programmes spécifiques. Pour ce cas plus spécifique, la mise en application des scénarios est plus rapide que d’habitude», a encore précisé M. Rebhi.


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