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L’ex-DGSN et ses cadres concernés ?

16 octobre 2018 à 1 h 16 min

Le séisme de forte magnitude qui a frappé avant-hier l’institution militaire après l’incarcération de cinq généraux-majors, limogés de leurs fonctions en août dernier, et un colonel pour «enrichissement illicite» et «abus de confiance» va connaître prochainement de fortes répliques.

En effet, selon des sources proches de cet épineux dossier, de nombreux autres hauts gradés de la même institution sont également dans le viseur des enquêteurs et subiront dans un proche avenir un sort semblable à celui réservé à leurs supérieurs respectifs.

Mieux, un autre corps constitué serait aussi touché par ces répliques. Il s’agit de la Sûreté nationale. Des officiers supérieurs de la Direction générale de Sûreté nationale (DGSN), limogés dernièrement dans le cadre de l’enquête de l’affaire des 701 kilogrammes de cocaïne saisis au port d’Oran, seront présentés prochainement devant la justice civile à Alger pour répondre de leurs actes.

«Enrichissement illicite», «complicités», «négligences» et «abus de confiance» sont, entre autres, les accusations retenues à leur encontre durant les enquêtes, déclenchées au lendemain de la saisie de la cocaïne d’«El Bouchi» au port d’Oran. Avant même d’être convoqués, des officiers de l’institution policière tremblent déjà.

On se souvient encore de la manière avec laquelle le général-major Abdelghani Hamel, alors DGSN en poste, a été limogé, illico presto, quelques instants à peine après ses déclarations, à partir d’Oran, accusant les enquêteurs de la gendarmerie de «dépassements» lors du déroulement de l’enquête. La même secousse tellurique touchera par la suite le monde algérien des affaires.

Plusieurs têtes sont concernées par cette opération mains propres pour les mêmes motifs. Ainsi, plusieurs VIP et leurs proches vont être sérieusement inquiétés prochainement puisque les limiers ont pu établir leur connexion avec l’enrichissement illégal. Faut-il souligner que la mise sous mandat de dépôt des six hauts gradés militaires, dont cinq généraux-majors, a sérieusement secoué, dimanche dernier, les arcanes de la nomenklatura algérienne, tant la police, la justice et même la politique sont directement ou indirectement liées, sinon impliquées dans ce trafic à grande échelle notamment celui de drogue dure ?

Rappelons que le 20 juin dernier, le chauffeur personnel de l’ex-DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, deux procureurs de la République – l’un en exercice au tribunal de Boumerdès et l’autre dans celui de Bouadouaou –, le fils de l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, le fils d’un ancien wali à Relizane et l’ex-président de l’APC de Ben Aknoun ont été présentés, par les éléments de la section de recherche et d’investigation du groupement de la Gendarmerie nationale d’Alger, devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger).

Tous les mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt. Selon des sources judiciaires, la présentation des accusés est intervenue après la prolongation de quatre jours de la garde à vue dans les geôles du groupement de gendarmerie d’Alger. Les accusés sont présumés impliqués, chacun en ce qui le concerne, dans l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis au port d’Oran par les gardes-côtes du commandement des forces navales relevant de la façade maritime ouest (2e Région militaire).


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