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Plus de 1000 travailleurs des moulins de Amor Benamor en chômage technique : «L’Etat nous bloque l’importation du blé avec nos propres moyens»

21 octobre 2020 à 11 h 14 min

Ce sont quelque 1000 travailleurs au chômage technique qui se sont rassemblés, hier, devant le siège de la wilaya de Guelma pour protester contre la mise à l’arrêt de leur outil de production.

Ils en sont à leur troisième sit-in de protestation depuis l’arrêt, en septembre dernier, des moulins de Amor Benamor par faute d’approvisionnement en matière première, le blé.

Eux, ce sont quelque 1000 travailleurs en chômage technique qui se sont rassemblés, hier, devant le siège de la wilaya de Guelma.

Ils ont brandi tous des pancartes sur lesquelles on peut lire, entre autres : «Nous ne voulons pas protester, nous voulons protéger nos emplois», «Nous voulons du blé pour nos moulins», «Laissez nous travailler svp».

«Malgré nos multiples sit-in de protestation, nos revendications n’ont pas été prises en charge sérieusement par les pouvoirs publics. Le président de la République a promis que les postes de travail seront protégés.

Ce qui n’est pas le cas pour nous les 1000 travailleurs des Moulins Amor Benamor qui sont passés au chômage technique avec autant de travailleurs indirects», s’insurge Abdelatif Mekmouche, le porte-parole des travailleurs des unités Amor Benamor.

L’absence des produits de Amor Benamor – pâtes et couscous – sur les étals des commerces a déjà suscité de multiples réclamations effectuées par des clients et consommateurs.

Ce qui a poussé l’entreprise à préciser que «cette situation est due au manque de matière première depuis quelques semaines. Les derniers événements liés à la crise sanitaire ont généré des répercussions directes sur notre activité, créant un précédent indépendant de notre volonté. L’entreprise Amor Benamor met tout en œuvre afin de régler cette situation qui ne saurait perdurer».

Depuis, cette situation s’est malheureusement inscrite dans la durée. Mais pourquoi les unités de Amor Benamor se sont-elles retrouvées dans cette situation ? Selon nos informations, après l’incarcération des patrons de ce groupe, l’OAIC a bloqué l’approvisionnement de ce dernier en blé subventionné.

Or, les Moulins Amor Benamor ne dépendent pas de l’OAIC. «Le groupe importe plus de 65% de ses capacités de production en blé non subventionné. Ce qui nous coûte le double du prix de celui subventionné.

Et pour être parfaitement clair avec vous et vos lecteurs, je vous remets toutes les attestations d’admission temporaires établies par les services des douanes algériennes qui font foi. Les pâtes Amor Benamor exportés vers l’étranger sont produites exclusivement par le blé dur importé !

Les états des importations et des exportations de nos produits ainsi que du blé subventionné par l’Etat, acquis auprès de l’OAIC, sont justifiés avec un écart nul» a justifié, documents à l’appui, l’un des cadres de ce groupe.

Après le blocage de l’approvisionnement des unités de Amor Benamor en blé subventionné, le groupe a décidé d’importer sa matière première avec ses propres moyens financiers. A cette solution, loin des financements publics, les Moulins Amor Benamor ont reçu un niet catégorique.

«Tous nos comptes bancaires ont été bloqués. Nous disposons largement de moyens financiers pour assurer l’approvisionnement de nos unités de productions, mais l’Etat en a voulu autrement, mettant en danger la disparition de plus de 1000 postes de travail, notamment en cette crise économique due à la Covid-19.

A qui profite cette situation qui semble être politisée, sachant que les patrons du groupe sont déjà en prison ?

De par le monde, les fortes économies se mesurent par la création de l’emploi, chez nous malgré la fragilité criante de notre situation financière, on détruit l’emploi pour renforcer les gros rangs du chômage», tonitruent d’autres cadres, très inquiets.

Le 13 février dernier, Laïd et son frère et associé Mohamed El Hadi Benamor ont été placés sous mandat de dépôt. Ils sont accusés de «dilapidation de deniers publics» et «exploitation illégale de terres agricoles».
    


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