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L’esprit d’Avril 80 a plané sur la marche à Bouira

21 avril 2021 à 10 h 45 min

L’esprit d’Avril 1980 était présent, durant la marche observée hier dans la ville de Bouira, avec la revendication des langues et cultures populaires ainsi que des libertés démocratiques. La traditionnelle marche du 20 Avril, célébrant ainsi le Printemps berbère de 1980, s’est déroulée dans le calme.

En effet, des centaines de citoyens ont arpenté les rues de la ville de Bouira, commémorant le double anniversaire du Printemps berbère (20 avril 1980) et le Printemps noir (avril 2001). Sur le lieu de départ, à la place publique, où un dispositif sécuritaire était déjà en place, les citoyens venus essentiellement des localités berbérophones, de la wilaya, parés du drapeau amazigh et de l’emblème national, n’ont pas cessé de réclamer «justice pour les victimes des événements du Printemps noir de 2001». Les manifestants ont rendu un vibrant hommage aux acteurs du mouvement berbère et également aux victimes du Printemps noir.

Lors de la prise de parole improvisée avant le début de la manifestation, des militants et des enseignants de la langue amazighe ont à l’unanimité rappelé les événements douloureux survenus en avril 2001. Slimane Chabane, l’ancien animateur du Mouvement culturel berbère (MCB), a déclaré que le Printemps amazigh de 1980 est perçu aujourd’hui, à «juste raison et ce n’est que justice rendue à l’histoire et à ses précurseurs, comme un repère et un élément déclencheur de toutes les autres luttes qui sont venues après.

Entre autres mérites, preuves de la perspicacité et de l’intelligence de nos aînés, c’est d’avoir d’abord associé la revendication de la reconnaissance des langues et cultures populaires avec les libertés démocratiques. Association qui s’est révélée judicieuse et opportune par la suite. Mais aussi, par un combat public et pacifique d’avoir donné un caractère populaire aux revendications d’Avril 80».

Brahim Bahmed, enseignant de tamazight qui a dénoncé certains cercles ciblant et stigmatisant à chaque fois la Kabylie, a appelé de son côté à l’union et à la poursuite du combat pacifique. Meziane Chabane, militant politique, a dénoncé les pratiques de ce qu’il qualifie d’«offensive» contre les libertés et la presse, en exigeant la libération «immédiate» du journaliste du quotidien Liberté, Rabah Karèche, placé lundi dernier sous mandat de dépôt.

Les marcheurs qui ont sillonné durant plus de deux heures les rues du chef-lieu de la wilaya, en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «Ni l’oubli, ni pardon», «gloire à nos martyrs de 2001. Contre l’oubli» «Leur sang réclame justice» «Pour que justice soit faite pour toutes les victimes du Printemps noir», ont par ailleurs scandé des slogans hostiles au pouvoir. Vers 12h30, la foule s’est dispersée dans le calme après avoir observée une minute de silence à la mémoire des victimes du Printemps noir et de la démocratie.


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