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Alors que les arrestations des hirakistes se multiplient : Les universitaires de plus en plus ciblés

24 juin 2021 à 10 h 43 min

Décidément, il ne se passe pas de jour sans que de nouvelles arrestations ne viennent s’abattre sur des militants de l’opposition, tout particulièrement les activistes pro-hirak.

Et au milieu de cette vague répressive, force est de constater que les universitaires sont de plus en plus ciblés par les services de sécurité en raison, on l’aura compris, de leur engagement militant.

L’un des cas les plus emblématiques à ce propos est bien sûr celui de l’enseignante universitaire à la retraite, Fatiha Briki, qui se trouve depuis une semaine entre les mains de la police.

Pour rappel, Mme Briki a été arrêtée le jeudi 17 juin en début d’après-midi et son domicile a été perquisitionné. La fille du moudjahid et ancien diplomate Yahia Briki a été, depuis, placée en garde à vue au niveau du Commissariat central d’Alger.

Son dossier est cependant traité par la Division centre de la police judiciaire (commissariat «Trolard»). L’ancienne professeure à l’université de Blida et membre du Comité national pour la défense des détenus (CNLD), dont l’arrestation a provoqué un tollé et suscité un vaste élan de sympathie, en est à son huitième jour de garde à vue ce jeudi.

Elle devrait être présentée aujourd’hui devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed en compagnie d’autres militants. «Prolongement de la garde à vue de 48 heures pour l’enseignante universitaire à la retraite Fatiha Briki, El Hadi Lassouli, Mohamed Smallah et Massi Rezak en attendant leur présentation devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed le jeudi 24 juin 2021», postait ce mardi le militant Zaki Hannache.

A noter également l’audition, avant-hier, de trois professeurs universitaires, tous trois membres de la Coordination nationale des universitaires algériens pour le changement (CNUAC), par les éléments de la Division centre de la Police judiciaire avant d’être relâchés, rapporte le CNLD.

Il s’agit, en l’occurrence, de Sara Ladoul, enseignante à la Faculté des sciences biologiques de l’université de Bab Ezzouar (USTHB) qui avait déjà été arrêtée jeudi dernier puis remise en liberté ; Mahana Abdesselam, professeur de physique nucléaire dans la même université, et Mohamed Yagouni, professeur de mathématiques.

D’après le CNLD, les trois universitaires doivent se présenter ce jeudi 24 juin devant le commissariat du Dr Trolard et devraient être ensuite entendus par le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed.

Un autre enseignant universitaire a été présenté ce 22 juin devant la justice. Il s’agit de Mustapha Mechab, professeur de mathématiques à l’université Djilali Liabes de Sidi Bel Abbès et membre fondateur du Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (SESS).

M. Mechab a été auditionné, en compagnie de cinq autres activistes, par la Police judiciaire avant d’être jugé en comparution immédiate par le tribunal de Sidi Bel Abbès.

«L’enseignant universitaire et membre de SESS Mustapha Mechab a été condamné en compagnie de Ryma Zaïdi, Adel Boukhanfous, Mohamed Amine Ghouizi, Hakim Ayoub, Karim Guendouz et Miloud Halouche, à 6 mois de prison ferme assortis d’une amende de 80 000 DA pour chacun, sans mandat de dépôt. Ils restent libres», indiquait le CNLD ce mardi sur sa page Facebook.

Il convient de rappeler également le cas de Abdelali Rezagui, professeur en Sciences de l’information à l’université Alger 3, qui a été arrêté jeudi dernier, soit le même jour que Fatiha Briki et Sara Ladoul, avant d’être relâché tard dans la soirée. 


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