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Les robes noires maintiennent la pression à Boumerdès

18 avril 2019 à 9 h 45 min

Après la grande mobilisation des étudiants, les avocats ont pris le relais hier en organisant une grève, suivie d’une grandiose manifestation à Boumerdès pour dénoncer la nomination de Kamel Feniche à la tête du Conseil constitutionnel (CC), une décision qualifiée d’énième manœuvre du régime pour se maintenir en place.

Venues en très grand nombre, les robes noires ont arpenté le principal boulevard de la ville au rythme de chants patriotiques et de slogans hostiles au régime. «Algérie libre et démocratique», «La défense veut qu’ils dégagent tous», «Silmiya, silmiya, matalibouna char3ya» (Pacifique, pacifique, nos revendications sont légitimes), «Samidoun samidoun, li nidhame rafidoun, linidhal wassiloun» (Nous sommes des résistants, nous rejetons le système et nous continuons le combat), criaient-ils tout le long de l’itinéraire. Outre ces slogans, les manifestants ont demandé la levée des poursuites judiciaires engagées contre leur camarade Me Salah Dabouze.

Arborant des drapeaux nationaux, les avocats ont réclamé également le départ de Kamel Feniche, le nouveau président du CC. «Feniche dégage», ont-ils répété.

«Le peuple veut quelqu’un qui a milité contre ce système, pas celui qui l’a servi. Normalement, tous les membres de cette institution doivent partir, car ils ont tous tu les violations caractérisées de la Constitution, dont la dernière en date est l’acceptation du dossier de candidature de Bouteflika», estime un avocat.

Un avis partagé par le bâtonnier M. Benantar, qui dit souhaiter voir une personnalité nationale crédible et respectée de tous à la tête de cette institution. «Le pouvoir a raté une autre occasion de gagner la confiance du peuple et de calmer la rue.

En nommant Kamel Feniche à la tête du CC, le régime a démontré encore une fois qu’il n’a aucune volonté de résoudre la crise que traverse le pays», a-t-il appuyé. Me Benantar a aussi tenu à dénoncer les pressions dont font l’objet les juges de la part de leur tutelle, après leur refus de superviser la prochaine élection présidentielle. «Le ministère de la Justice a envoyé récemment une correspondance aux chefs des cours de justice leur demandant de lui transmettre tous les noms des juges qui ont pris position pour le mouvement populaire, en vue de les suspendre et les remplacer par d’autres juges.

Cette décision laisse déduire les intentions réelles du régime qui fait la sourde oreille au peuple. Les menaces brandies contre les juges ne vont pas résoudre la crise, mais risquent de l’exacerber», a-t-il averti.

Après quelques minutes de marche, les avocats ont été rejoints par des dizaines d’employés de Sonelgaz et de l’ADE avant de se diriger tous ensemble vers le siège de la wilaya, où ils ont observé une halte et scandé des slogans rappelant leur détermination à poursuivre le combat jusqu’au changement du système politique.


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