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Les réserves de l’Initiative Munathara

08 décembre 2019 à 10 h 13 min

L’initiative Munathara, organisation panarabe qui a initié, financé et co-organisé les débats présidentiels tunisiens, a exprimé des «préoccupations» concernant le débat télévisé organisé vendredi. Basée à Amman (Jordanie), Tunis et Washington, l’initiative de Munathara, créée en 2012, a souligné que tout débat électoral devrait répondre à certaines normes afin de servir son objectif primordial : aider les électeurs à choisir librement leurs dirigeants.

«D’après l’information qui a été mise à la disposition du public jusqu’à présent, le programme ne répondra pas aux normes internationales reconnues en matière de débats électoraux ouverts, démocratiques et transparents», a annoncé l’association sur sa page Facebook, à la veille du débat, précisant qu’elle a rappelé ces critères lors d’une réunion avec l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) le 14 novembre 2019 à Alger.

L’Initiative Munathara a estimé que compte tenu de la situation en Algérie, les normes de transparence «ont été largement ignorées par les organisateurs». S’agissant du critère «supervision et organisation», elle a relevé que l’instance présidée par Mohamed Chorfi a choisi de superviser le débat «sans consultation ni coordination». Relevant que le choix des journalistes est essentiel pour garantir la crédibilité de tout débat électoral, l’organisation estime que les «modérateurs devraient être choisis par la coalition des partenaires plutôt que par une seule institution, comme cela semble avoir été le cas pour le débat algérien».

Elle précise aussi que la sélection finale des questions du débat – sur la base des thèmes communiqués à l’avance aux candidats et au grand public – devrait relever de la seule responsabilité des journalistes. «Nous croyons comprendre que les questions pour le débat présidentiel de vendredi ont été déterminées par l’ANIE. Non seulement cette approche dépasse le mandat de l’Autorité, mais elle prive également les modérateurs de leur rôle d’acteurs indépendants», regrette l’association.

Pour ce qui est du format (questions communes, questions de suivi, interaction entre les candidats), l’ONG relève que lors de sa rencontre avec l’ANIE, elle a souligné que ces trois piliers sont la «quintessence» de tout format de débat. «Selon notre compréhension actuelle, les journalistes ne seront pas autorisés à poser des questions de suivi et ne seront pas libres de les formuler. Si tel est le cas, le format de l’événement de vendredi ne correspond pas à la définition minimale d’un débat électoral», s’offusque l’organisation. Les téléspectateurs, qui ne pouvaient pas être dans le secret des organisations de la «mounadhara» made in Algeria, ont pu confirmer les doutes de l’organisation.



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