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lundi, 11 novembre, 2019
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Les manifestations à l’ouest du pays

19 octobre 2019 à 10 h 00 min

Sidi Bel Abbès : «Libérez les détenus !»

Les manifestants, rassemblés au niveau de la place du 1er  Novembre (ex-Carnot), ont appelé à la libération du jeune manifestant Ahmed Abdellaoui, interpellé jeudi après la diffusion d’une vidéo dénonçant «les dérives du chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah», selon des manifestants. Le jeune Ahmed Abdellaoui a été arrêtés en son domicile, sis rue Aïssat Idir, et déféré hier devant le magistrat instructeur qui l’a placé en détention provisoire.

Selon des avocats du barreau de Sidi Bel Abbès, le jeune manifestant devrait comparaître demain, dimanche, devant le tribunal correctionnel. La libération des détenus d’opinion qui croupissent en prison depuis plusieurs mois a constitué le maître-mot de la marche d’hier qui a sillonné le boulevard de la République, la rue Aïssat Idir, les ruelles du quartier Emir Abdelkader et le boulevard Mohamed V. «Libérez les détenus !», ont scandé les manifestants qui ont appelé à un rassemblement le jour du procès d’Ahmed Abdellaoui, technicien supérieur en informatique dans le secteur de la santé de son état.  M. Abdelkrim

 

Tlemcen : «Pas d’élection avec la maffia !»

Tel un leitmotiv, le slogan «Gaïd Salah, pas d’élection cette année !» résonnait d’un ton assourdissant dans les artères de Tlemcen et dans l’habituelle trémie de Bab Wahran, hier en ce 35e vendredi. Une grande mobilisation avec pour mot d’ordre principal : «Pas de vote, Etat civil, pas militaire !» Ne lâchant pas prise, les manifestants n’accordant aucune concession au pouvoir entêté, refusent tout compromis et exigent «l’annulation, ou du moins le report du scrutin» jusqu’au départ des «gouvernants mafieux ayant dilapidé les richesses du pays et voulant se perpétuer». Le bras de fer entre les contestataires et le régime se durcit de vendredi en vendredi. «Vous ne nous faites pas peur, jetez-nous tous en prison, mais on ne renoncera pas à notre cause, celle de nous libérer de vous, et prendre notre destin en main». Un discours clair, sorti des tripes de manifestants disciplinés, pacifiques et patriotes. Hier, le tison bien mis en exergue, les manifestants exigeaient, aussi et toujours la libération des détenus d’opinion.  C. Berriah

Chlef  : une marche pour le respect de la volonté populaire

Pour leur 35e vendredi consécutif, les manifestants qui ont sillonné hier encore les rues de la ville de Chlef ont réitéré leur mot d’ordre relatif à l’instauration d’un «Etat civil respectueux des droits de l’homme et de la volonté populaire»«Nous voulons un Etat civil qui soit l’émanation de la volonté populaire et dont les dirigeants seront choisis par le peuple et lui seul !», ont-ils clamé. En outre, ils ont dénoncé le bâillonnement de la presse audiovisuelle notamment, en réclamant le droit à une information juste, crédible et impartiale. Par ailleurs, ils ont stigmatisé l’obstination du pouvoir à vouloir imposer une nouvelle loi sur les hydrocarbures qui est de nature, selon eux, à brader les richesses naturelles du pays. 

A.Yechkour

 

Tiaret : les hirakistes n’en démordent pas

Hier vendredi, la mobilisation était faible, mais la foule, dense et compacte, n’a pas manqué de marquer avec fracas cette 35e édition, histoire de maintenir la flamme du hirak allumée. Et pour cause : en empruntant comme à l’accoutumée les principales artères de la ville, les marcheurs, hommes et femmes – beaucoup de femmes d’ailleurs ! –, ont donné du rythme à des slogans appelant au «rejet de l’élection» et en louant le mérite de ce peuple qui a éjecté, en partie, le clan de Bouteflika. Arrivée à hauteur de la salle de conférences Mustapha Mekki, un cordon sécuritaire était déjà en place pour empêcher la foule d’accéder au perron du siège de la commission de supervision des élections. La foule impassible, mais décidée reprend le chemin en entonnant des airs tout à la gloire du hirak et contre le système qui veut par des moyens déloyaux se maintenir. D’ailleurs, les pancartes nombreuses montraient la voie : «Gouvernement de gestion des affaires courantes ne veut pas dire appauvrir les générations futures, non à la nouvelle loi sur les hydrocarbures». Plus loin, une pancarte rappelle les articles 7 et 8. Une autre signifie : «A bas le système maffieux et corrompu», «Le peuple qui est sorti le 22 février pour faire sauter le pouvoir des Bouteflika n’accepte pas ses résidus» et finir dans un post par un propos qui résume un peu les craintes : «Des élections honnêtes doivent être supervisées par d’honnêtes gens pas par le reste de la îssaba ». A. Fawzi

 

Mostaganem : le hirak ne faiblit pas

Hier vendredi, les manifestants de Mostaganem se sont rassemblés devant le siège de l’Hôtel de ville avant de sillonner les principaux boulevards, en scandant des slogans hostiles au pouvoir. Les manifestants ont également dénoncé la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui va  hypothéquer l’avenir de toute une génération. Ils ont réaffirmé, également, leur soutien aux activistes  du hirak, détenus au niveau de plusieurs wilayas du pays. 

Lakhdar Hagani

Mascara : les activistes gardent espoir

Le hirak, un devoir national !», tel était le slogan le plus clamé par les manifestants en ce 35e vendredi de mobilisation, qui ont battu le pavé des artères de la ville de Mascara pour réitérer leurs revendications qui portent notamment sur le changement radical du régime. Ce vendredi, les activistes ont changé l’itinéraire de leur marche. Ils se sont rendus, pour la première fois, dans le quartier des 936 Logements où ils ont été accueillis par les youyous stridents des femmes qui s’élèvent des fenêtres et des balcons. Sur les lieux, les hirakistes, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, ont brandi des slogans dénonçant le projet de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, à savoir : «L’Algérie des martyrs, ils l’ont vendue les traîtres !» et «L’Algérie n’est pas à vendre !» En arrivant à proximité de la résidence du wali de Mascara, où les policiers ont mis en place un cordon de sécurité, les manifestants ont scandé : «wali dégage !», «Pouvoir assassin !», «Pas de vote avec la bande maffieuse», «Libérez les détenus du hirak» et «Etat civil, non pas militaire !» Souag Abdelouahab


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