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Les magistrats de Biskra dénoncent la violation de la constitution…

14 mars 2019 à 9 h 10 min

Les magistrats, les greffiers et les avocats de la cour de justice de Biskra ont organisé, hier, un rassemblement devant le siège de cette institution pour dénoncer, eux aussi, les entorses à la Loi fondamentale du pays et faire entendre leur voix et leur avis sur le maintien du président de la République à son poste «en dépit des revendications populaires» et de la nomination d’un Premier ministre et d’un vice-Premier ministre «issus du sérail alors que le peuple réclame de véritables changements, un renouvellement et un rajeunissement de la classe politique», a expliqué un participant à cette action.

Brandissant des pancartes et des affiches exprimant leur refus d’une prolongation de la 4e mandature du président de la République et demandant le respect de la Constitution, les robes noires ont vivement rappelé que la loi était au-dessus de tous en Algérie. «Les magistrats et le personnel des instances judiciaires sont solidaires des revendications et de la volonté populaires et nous sommes les gardiens de la stricte application des textes de lois. Nous assistons à des atteintes flagrantes à la Constitution et ne cautionnons pas les décisions prises dernièrement allant à l’encontre de la loi et de la volonté populaire», a déclaré Tahar Mahadi, président du tribunal de Biskra, ayant pris la parole au nom de la corporation des magistrats de Biskra.

… ceux de Constantine réclament leur indépendance

Emboîtant le pas à leurs collègues de Béjaïa, plusieurs dizaines de magistrats et de greffiers de Constantine ont manifesté hier, dans un geste sans précédent, leur attachement à l’indépendance de la justice. Habillés de leurs toges noires, des juges, des procureurs et des greffiers exerçant au sein de la cour et des tribunaux de Constantine se sont rassemblés vers 10h dans le hall du palais de justice brandissant l’emblème national et des pancartes portant des slogans essentiellement dédiés à la cause, qui est celle de l’indépendance de la justice.

Bravant «le devoir de réserve» et les menaces du ministre de la Justice, Tayeb Louh, les «insurgés» ont rappelé le principe selon lequel ils rendent leurs jugements au nom du peuple (et non au nom d’une personne ou un groupe de personnes), et que «le peuple est source de tout pouvoir». Se limitant à cette revendication et refusant de faire des déclarations aux journalistes, les magistrats et les greffiers (plus détendus) ont ensuite poussé le pas jusqu’aux escaliers à l’extérieur du bâtiment où ils ont scandé leurs slogans devant un public approbateur.

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