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Tebboune a achevé son protocole de soins : Les limites d’une communication officielle

16 novembre 2020 à 10 h 47 min

Le dernier communiqué vient huit jours après le précédent, datant du 8 novembre. C’était le «message de remerciements» que le chef de l’Etat avait adressé «aux Algériens pour l’intérêt qu’ils ont porté à l’évolution de son état de santé».

Vingt-trois jours sont passés depuis l’annonce du confinement «volontaire» du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avant son transfert en Allemagne pour des soins.

Hier, la présidence de la République a indiqué, dans un communiqué laconique, le sixième depuis son hospitalisation, que «le staff médical qui a accompagné le chef de l’Etat a souligné que celui-ci a achevé le protocole de soins prescrit» et qu’actuellement, «il subit les examens médicaux post-protocole».

Ce communiqué, censé rassurer les Algériens quant à l’état de santé du Président, n’évoque pas, par contre, la date de son retour au pays.

Ainsi, ce dernier communiqué vient huit jours après le précédent, datant du 8 novembre. C’était le «message de remerciements» que le chef de l’Etat avait adressé «aux Algériens pour l’intérêt qu’ils ont porté à l’évolution de son état de santé».

En somme, en 23 jours, seuls six communiqués ont été rendus publics par la présidence de la République au sujet de la maladie du Président, en plus du premier, le tweet dans lequel ce dernier avait annoncé son «confinement volontaire».

S’agit-il d’une bonne stratégie de communication ? A priori non. Face à l’absence ou au manque d’informations liées à l’évolution de l’état de santé de Tebboune, c’est bien entendu les rumeurs qui sont véhiculées. Avec les réseaux sociaux, la chose devient plus problématique encore, puisque la moindre «information» est relayée des centaines, voire des milliers de fois en un laps de temps assez court.

Ce qui engendre, évidemment, des polémiques au sujet de certains enjeux, échéances ou décisions, comme c’est le cas concernant la gestion de la crise sanitaire ou la promulgation de la nouvelle Constitution, entre autres.

Il faut rappeler que la dernière apparition (en image) du chef de l’Etat remonte au 15 octobre dernier, lorsqu’il avait reçu le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Le 18 octobre, la réunion du Conseil des ministres avait été reportée. La Présidence avait évoqué à ce moment-là un «calendrier chargé des programmes du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et du gouvernement, en plus de raisons techniques».

Mais le 24 de ce même mois, le chef de l’Etat a annoncé, sur son compte Twitter, que «conformément aux recommandations du staff médical», il a «entamé volontairement une période de confinement suite à la contamination au nouveau coronavirus de cadres supérieurs de la Présidence et du gouvernement». C’était le premier «communiqué» évoquant, non une maladie, mais un «confinement volontaire».

Or, trois jours plus tard (27 octobre), la Présidence annonçait que Tebboune a été admis «dans une unité de soins spécialisés de l’hôpital militaire de Ain Naâdja à Alger», tout en affirmant que son état de santé «n’inspire aucune inquiétude». Le lendemain, la même institution fait état de son transfert en Allemagne pour des «examens médicaux approfondis».

Et le 29 octobre, c’est-à-dire au deuxième jour de son hospitalisation en Allemagne, il est indiqué que celui-ci «reçoit le traitement adéquat et son état de santé est stable et n’est pas préoccupant».

Si durant ces trois jours, la veille et aux deux premiers jours de son hospitalisation en Allemagne, la Présidence a communiqué quotidiennement, les bulletins de santé qui suivront deviennent plus espacés dans le temps.

Il a fallu attendre cinq jours (3 novembre) pour qu’un autre communiqué vienne annoncer «une amélioration progressive» et par la même divulguer, pour la première fois, la nature de la maladie (Covid-19).

Cinq autres jours plus tard, intervient donc le message du Président dans lequel il adresse «ses vifs remerciements aux Algériens pour l’intérêt qu’ils ont porté à l’évolution de son état de santé».

En tout état de cause, c’est cette «hésitation» à vouloir communiquer autour de la maladie du président de la République qui laisse la place à toutes les rumeurs et les supputations.

D’autant plus qu’en plus de la crise politique, marquée entre autres par une désaffection sans précédent lors du référendum sur la Constitution, le pays est frappé de plein fouet, comme beaucoup d’autres nations d’ailleurs, par une crise sanitaire des plus graves.

L’absence d’une information suffisante autour de la maladie du Président ne fait finalement qu’accentuer le manque de visibilité sur la scène politique nationale.


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