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Plusieurs intervenants ont pris part à une conférence de presse en ligne

Les initiateurs de «Nida 22» expliquent leur démarche

02 novembre 2020 à 10 h 56 min

L’avocate Nabila Smaïl estime que «l’objectif premier de cette initiative est de maintenir la mobilisation».

Des acteurs impliqués dans l’initiative «Nida 22», lancée le 22 octobre dernier, ont animé, samedi soir, une conférence de presse pour expliquer leur démarche.

Tout en donnant des indications sur l’écho suscité, après une dizaine de jours seulement, les intervenants ont tenté d’apporter des réponses à des questionnements soulevés par nombre de citoyens, notamment sur les réseaux sociaux, que ce soit par exemple par rapport à la traduction de cette initiative sur le terrain ou aux divergences idéologiques.

A cet effet, de prime abord, Amina Affaf Chaieb, d’Ibtykar, a signalé que l’appel, qui a recueilli jusque-là, d’après elle, près de 1500 signatures réparties à travers 31 wilayas et 12 pays, a eu «un très bon accueil».

C’est dans ce sens que le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), Saïd Salhi, a tenu à rappeler que «l’objectif de cette initiative est déjà d’ouvrir le débat», qui serait «intra-hirak et indépendant du pouvoir». Celui-ci a ajouté qu’il n’est nullement question de «représentation du hirak ou de sa structuration».

Allant dans le même sens, l’avocate Nabila Smail a estimé que «l’objectif premier de cette initiative est de maintenir la mobilisation». «Le peuple doit s’organiser pour faire basculer le rapport de force», dira-t-elle, alors que le président de RAJ, Abdelwahab Fersaoui, a indiqué que cette initiative est née «pour baliser le terrain au dialogue».

En clair, les initiateurs de «Nida 22» veulent œuvrer de sorte à ce que les «hirakistes» initient, notamment au niveau local, un dialogue afin, à terme, d’arriver à l’organisation d’une conférence nationale consensuelle durant laquelle seront traduites les revendications de ce mouvement populaire né un certain 22 février 2019.

En somme, il est question de rechercher un «accord politique consensuel» afin de «réaliser une transition démocratique souple qui ne soit pas monopolisée par le pouvoir de fait tout en garantissant la continuité de l’Etat» et de «concrétiser l’Etat de droit, des institutions et la justice sociale», comme indiqué dans les deux documents, appel et déclaration, rendus publics le 22 octobre dernier.

Les intervenants ont également évoqué un autre aspect, qui a soulevé des interrogations, lié aux divergences idéologiques au sein du collectif.

L’avocat Mustapha Bouchachi s’est voulu, à cet effet, affirmatif. «Nida 22 n’est entre les mains d’aucune idéologie», son objectif étant une «transition apaisée». «On n’est pas aujourd’hui dans une compétition politique. On a un objectif commun», dira, quant à lui, l’activiste Hichem Khiat.

«On est différents idéologiquement, mais on est unis», a ajouté Saïd Salhi. L’universitaire Mouloud Boumghar a expliqué, pour sa part, que même s’«il y a des différences», les uns et les autres se sont mis d’accord «sur une vision commune» en matière, entre autres, «d’Etat de droit, de libertés individuelles et collectives et d’égalité entre les citoyens algériens».

«Nous ne prétendons pas dépasser les divergences idéologiques, mais on s’entend sur les questions essentielles», a-t-il ajouté en insistant sur «la conception commune de la démocratie» au sein du Nida 22. «Les préalables sont contenus dans les deux déclarations de l’initiative», a déclaré aussi Amina Affaf Chaieb.

A propos de l’implication des partis politiques dans cette démarche, les intervenants se sont accordés à dire que même s’ils ne sont pas contre, pour le moment ils préfèrent l’option d’adhésion individuelle. «Ce n’est pas une initiative contre les partis.

Ils ont aussi leur rôle. Il y a des militants de formations politiques avec nous, mais pour l’instant, la présence de partis en tant que sigle est écartée», dira Abdelwahab Fersaoui.

Mais bien évidemment, des contacts seront noués avec les partis politiques «de tous les bords», comme l’a signalé Bouchachi, qui a évoqué, en dernier lieu, le contexte dans lequel est née cette démarche. Ainsi, répondant à une question relative au timing du lancement de l’initiative, l’avocat a estimé qu’elle n’était pas survenue «en retard», mais «au bon moment».

D’après lui, «après la mise en œuvre de la feuille de route du pouvoir avec l’élection présidentielle du 12 décembre, et les événements qui ont suivis, tels que la vague d’arrestations ou la pandémie du coronavirus», cette initiative est venue «susciter de l’espoir».


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