Les hirakistes de l’Ouest au rendez-vous | El Watan
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lundi, 08 mars, 2021
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Deuxième anniversaire du hirak

Les hirakistes de l’Ouest au rendez-vous

Hier à Oran, bien que la ville fût quadrillée par un dispositif policier des plus impressionnants, des centaines de hirakistes se sont donnés rendez-vous à la rue Larbi Ben M’hidi avant de marcher jusqu’au siège de la wilaya.

A l’Ouest, comme dans différentes régions du pays, les hirakistes sont sortis à l’occasion du 2e anniversaire du 22 février 2019, ce jour historique où tout le peuple algérien est sorti comme un seul homme pour dire non au 5e mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Hier, à Oran, bien que la ville fût quadrillée par un dispositif policier des plus impressionnants, des centaines de hirakistes se sont donnés rendez-vous à la rue Larbi Ben M’hidi avant de marcher jusqu’au siège de la wilaya, en passant par la place des Victoires et le quartier de Miramar, puis faire le chemin inverse pour regagner la place du 1er Novembre en passant par le front de mer. A mesure que la procession avançait, le cortège ne cessait de se renforcer.

Certes, il ne s’agissait pas des spectaculaires marches auxquelles le hirak nous avait habitués avant la pandémie, mais les manifestants étaient tout de même très heureux de se retrouver et de battre le pavé ensemble.

Côté slogans, les mêmes mots d’ordre que ceux scandés avant la pandémie ont été lancés, à savoir «Etat civil et non militaire !», «Indépendance de la justice et de la presse !» «Silmia silmia w njibou el horria w li sarr y sirr !» (Par notre pacifisme, on ramènera la liberté et advienne que pourra), «Makan islami makan 3ilmani, kayen issaba tekhwen aynani !» (Il n’y ni islamistes ni laïques, il n’y a que la maffia qui vole sans pité) faisaient partie des slogans scandés par les manifestants.

S’il n’y a pas eu de répression policière, dans le sens où la procession a été encadrée par la police, des interpellations ont néanmoins été constatées ici et là. Des hirakistes ont fait état d’au moins 5 arrestations, hier à Oran, durant la marche, et à l’heure où cet article est mis sous presse, ils n’ont toujours pas été libérés.

A Sidi Bel Abbès aussi, la mobilisation était de mise. «Nous ne sommes pas venus fêter le hirak, mais pour vous faire partir !» Le ton est donné, vers 11h, par des dizaines de manifestants rassemblés sur la place du 1er Novembre (ex-Carnot), au centre-ville de Sidi Bel Abbès.

Malgré le quadrillage sécuritaire du centre-ville, les premiers groupes de manifestants ont commencé à se constituer. «En dépit des multiples arrestations abusives et des nombreux procès intentés aux militants du mouvement, leur détermination demeure intacte», observe Mustapha, enseignant universitaire, qui s’est joint aux manifestants.

Des slogans hostiles au pouvoir et en faveur de la libération de tous les détenus sont scandés et vite relayés sur les réseaux sociaux. Quelques pancartes et des emblèmes nationaux sont brandis par les manifestants, qui ont repris le même itinéraire des premiers jours du hirak. Aucune interpellation n’a été signalée.

A Témouchent, le mot d’ordre de reprise du hirak n’a pas circulé au point que certains hirakistes ont rejoint la manifestation à Oran alors que d’autres sont partis sur Alger deux ou trois jours avant la fermeture de ses accès.

Il n’en demeure pas moins que la renaissance du hirak à Témouchent est remarquable dans la mesure où il y a cessé d’exister au moins deux mois avant l’arrêt des manifestations en raison de la pandémie. Finalement, c’est plus tôt, à 11h, que la manifestation a démarré du sud de la ville, depuis la place Boudiaf, pour monter vers le nord de la ville et revenir au point de départ.

A Tiaret, vers 11h, certaines personnes de la trentaine de hirakistes qui se trouvaient place des Martyrs ont été interpellées. La nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux et c’était suffisant pour d’autres grappes humaines, disséminées ici et là, se regroupent en attente des nouvelles pour se disperser.

A Tlemcen, les hirakistes ont réinvesti la rue avec verve, après un gel d’un an, en raison de la pandémie. La commémoration du 2e anniversaire du hirak n’a en rien entaché de la détermination des manifestants dans à exiger le départ du pouvoir en perpétuel recyclage.

Ils étaient un millier, hier, à reprendre les mêmes slogans, sur le même itinéraire : «Un Etat civil, non militaire !» et d’autres messages dénonçant «la supercherie d’un régime potentat». Hier, les mêmes visages d’il y a deux ans étaient là, d’autres nouveaux, femmes, hommes, de tous les âges, quelques enfants aussi.

Enfin, à Mostaganem, malgré la pluie, des centaines de personnes se sont rassemblées pacifiquement, hier, devant l’esplanade pour marquer le 2e anniversaire du mouvement populaire du hirak. Au moment où nous mettons sous presse, aucun incident fâcheux ou dépassement n’a été enregistré.


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