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Ce sont plus de 500 personnes à vouloir rejoindre l’Europe : Les harraga reprennent la mer

30 septembre 2019 à 10 h 04 min

Les bilans donnent froid dans le dos. Durant ce week-end, à compter de jeudi dernier, et ce, jusqu’à avant-hier, samedi, 121 personnes ont été interceptées au large du territoire maritime national.

Après plusieurs mois d’accalmie, le phénomène de l’émigration clandestine revient en force. Des centaines de jeunes, moins jeunes, mineurs et même des femmes ont tenté, durant ces deux derniers mois, de rejoindre l’autre rive de la Méditerranée via des embarcations de fortune.

Les bilans donnent froid dans le dos. Durant ce week-end, à compter de jeudi dernier, et ce, jusqu’à avant-hier, samedi, 121 personnes ont été interceptées au large du territoire maritime national. Certaines ont été sauvées d’une mort certaine.

Selon les gardes-côtes, 11 candidats à l’émigration clandestine, dont un mineur, ont été interceptés, jeudi, au nord de Cap Aiguille (Kristel), par les unités du Groupement territorial des garde-côtes d’Oran. Ils tentaient de rejoindre l’Espagne à bord d’une embarcation en polyester. Le lendemain, l’opération était plus importante. Ces mêmes unités ont avorté des tentatives d’émigration clandestine de 80 personnes. Parmi les candidats, figuraient 5 mineurs et une femme. La destination est toujours les côtes espagnoles.

Le lendemain, samedi, c’est à Mostaganem que 30 personnes, dont un mineur, ont vu leur rêve de rejoindre l’Espagne s’évaporer. Ce bilan très lourd pour un seul week-end est loin d’être unique en ce mois de septembre, où on dénombre des dizaines de tentatives d’émigration dans plusieurs wilayas côtières, dont Boumerdès, Tipasa, Oran, Mostaganem et Annaba. Les chiffres du ministère de la Défense évoquent 382 harraga durant ce premier mois d’automne, 7 corps ont été repêchés et 14 personnes sauvées d’une mort certaine après le naufrage de leur embarcation.

A relever qu’il y a eu des opérations similaires, cependant le nombre de harraga interceptés ne dépassent pas les 188 personnes, soit la moitié de celui du mois d’avant. Il faut savoir que depuis 2016, le phénomène a connu des accalmies, mais est reparti à chaque fois en force. Toutefois, la harga demeure de plus en plus importante d’année en année. Alors qu’en 2016, 1200 personnes ont été empêchées de rejoindre l’Europe, en deux mois seulement de cette année en cours, on parle de 570 personnes, soit près de la moitié.

Pourquoi autant d’Algériens aspirent à quitter le pays au détriment de leur vie ? Les réponses des experts sont multiples. Ils évoquent l’instabilité socioéconomique et politique du pays, le désespoir des jeunes et l’atteinte fréquente aux droits et libertés des personnes. Selon eux, l’éveil politique du 22 Février traduit par le hirak a redonné confiance aux jeunes quant à un cadre de vie meilleur et de facto a stoppé quelque peu ce phénomène. D’autres, plus proches des réseaux de harraga, réfutent cette hypothèse.

Pour eux, à partir de la fin février et ce jusqu’à la mi-août, la période n’est pas propice à s’aventurer au large. Les risques de déchaînement des eaux et d’être interceptés sont grands. «Ce n’est qu’en septembre que les opérations reprennent», soulignent-ils. D’autres expliquent cette recrudescence par la politique européenne quant à l’attribution des visas, jugée très sévère, notamment pour les Nord-Africains, dont les Algériens.


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