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Les forces de l’alternative démocratique prévoient l’échec du panel : «Cette manœuvre vise à imposer un Président potiche»

31 juillet 2019 à 10 h 38 min

Les signataires du pacte politique de l’alternative démocratique n’adhèrent pas au panel de dialogue et de médiation dont l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale assure la coordination.

Réuni hier, ce pôle démocratique s’oppose à ce panel ayant pour unique visée l’organisation de la présidentielle dans les plus brefs délais. Une démarche qui va à contre- courant des aspirations du peuple dès lors que cette présidentielle que veut imposer, à tout prix, le régime ne constitue nullement l’issue réclamée par l’immense majorité des Algériens. «A travers ce panel, le pouvoir veut instaurer un dialogue en vue d’imposer un scrutin présidentiel au seul profit du régime, comme il essaye de gagner du temps pour détourner la population de sa revendication principale qui est l’autodétermination», constatent les Forces de l’alternative démocratique.

Unanimes, ses animateurs estiment que seul un climat de confiance effectif ouvrirait la voie à un dialogue global, sérieux et transparent qui prendra en compte les préoccupations du mouvement révolutionnaire populaire. Ce pôle, qui appelle à une convention nationale le 31 août prochain, prédit l’échec de ce panel qui a pris, selon ses membres, un mauvais départ et rappellent par là même leur attachement au processus constituant souverain. «La Constituante, selon eux, est la seule et unique voie qui empêche la régénération de l’ancien système et qui permet une vraie transition démocratique pour la mise en place d’un environnement institutionnel permettant aux Algériens de débattre des modèles politiques et des institutions qu’ils veulent bâtir.»

De leur avis, la période de transition est «le temps nécessaire pour mettre en place cet environnement institutionnel sans lequel toute idée de rupture avec le système usurpateur sera vaine». Les Forces de l’alternative démocratique ont annoncé, à cet effet, la mise en place de deux commissions : organisation et thématique dans le cadre de la préparation de la convention qui a enregistré, d’après eux, un regain d’intérêts, notamment de la part d’organisations syndicales, de partis politiques et de personnalités nationales.  Ces derniers ont exprimé leur souhait de prendre part à cette convention.

A l’issue de cette rencontre tenue à huis clos, les partis se sont exprimés chacun de son côté. Le RCD, dirigé par Mohcine Belabbas, reste aujourd’hui convaincu que «les manœuvres visées par ce panel est l’installation d’un Président potiche». Une conviction, rappelle Mohcine Belabbas, confirmée hier par le chef d’état-major de l’armée.

Ils veulent la sauvegarde du régime

Le PT, qui s’est exprimé à l’issue de cette réunion, considère que le dialogue auquel appelle le chef de l’Etat par intérim, tout comme le panel qu’il a installé, a un seul et unique but, celui d’organiser une élection présidentielle qui signifie une chose : sauvegarder le régime en place saupoudré de quelques «réformes», d’où son rejet par les manifestants. «Bensalah l’a clairement signifié dans son discours du 3 juillet dernier et lors de la réception du panel : le régime ne veut ni de transition démocratique ni d’une Assemblée constituante», note Taazibt, précisant que le «dialogue» que veut le régime se résume en la confiscation par la police, lors du 23e vendredi, de banderoles portées par des militants du PT appelant à la «libération des détenus politiques» et «l’Assemblée constituante souveraine».

Le PT constate qu’à ce jour, aucun détenu politique ni d’opinion n’a été libéré, alors que cette question est la clé qui détermine l’avenir démocratique du pays. Pour le parti de Louisa Hanoune, le seul dialogue possible est celui entre les Algériens (partis politiques, syndicats, organisations, personnalités, citoyens organisés ou non…). Et qui doit déboucher, comme le réclame le peuple, sur le départ du régime et la mise en route d’un processus constituant souverain, associant toutes les couches de la société à cette œuvre de refondation politique, constitutionnelle et institutionnelle. «C’est au peuple algérien et à lui seul de choisir librement la forme et le contenu des instituions à mettre en place pour instaurer un nouveau régime», insiste le PT. 


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