Les forces de l’alternative démocratique marcheront ensemble le 5 juillet : «La présidentielle dans le cadre de ce système ne fera que le pérenniser» | El Watan
toggle menu
vendredi, 13 décembre, 2019
  • thumbnail of elwatan20191212

  • Massage Tunisie


Les forces de l’alternative démocratique marcheront ensemble le 5 juillet : «La présidentielle dans le cadre de ce système ne fera que le pérenniser»

03 juillet 2019 à 10 h 23 min

Les forces de l’alternative démocratique qui ont signé, il y a quelques jours, le pacte politique pour une véritable transition démocratique mèneront une nouvelle action commune. Ayant réussi une union qualifiée d’«historique» par les observateurs, les partis politiques de la mouvance démocratique (FFS, RCD, PT, UCP, PST, MDS, PLD) ainsi que la LADDH décident de marcher côte à côte à l’occasion de la manifestation du 5 juillet. «Dans ce cadre, nous avons décidé d’une action commune le 5 juillet 2019, qui coïncide avec le 57e anniversaire de l’indépendance nationale.

A cette occasion, nous appelons les Algériennes et les Algériens à manifester massivement et pacifiquement pour exiger le départ définitif du système, la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, l’arrêt de toutes les mesures répressives et le respect des libertés démocratiques», lit-on dans leur communiqué rendu public, lundi soir, à l’issue de la réunion au siège de l’UCP.

Outre cette action commune, les signataires reviennent sur la situation qui prévaut dans le pays et dénoncent les «multiples provocations et autres agressions intolérables et irresponsables du pouvoir incarné par le chef d’état-major de l’armée contre les citoyens, le multipartisme, les médias, les libertés syndicales et les libertés fondamentales dont celle de manifester». Selon eux, le régime qui prétend «accompagner le mouvement populaire et qui appelle au dialogue» se contredit en prônant des «mesures belliqueuses contre tous les acteurs qui s’opposent au plan de sauvetage du régime/système qui veut imposer une élection présidentielle».

Des préalables pour la sortie de crise

Dans ce sens, ils citent l’incarcération des manifestants pour le port de l’emblème amazigh, le maintien en détention de Louisa Hanoune et l’emprisonnement, depuis samedi dernier, du moudjahid, Lakhdar Bouregaâ. Les signataires de ce communiqué condamnent aussi «l’infâme campagne de dénigrement et de diffamation à l’encontre de ce valeureux moudjahid, par les médias publics et privés, devenus organes de propagande du régime». «Les partis politiques signataires du pacte politique pour une véritable transition démocratique condamnent énergiquement, dénoncent cette incarcération et exigent sa libération immédiate», précise-t-on dans ce communiqué. Selon la même source, ces faits confirment l’inexistence de toute solution conforme aux revendications des millions de citoyens dans le cadre du maintien du système en place. Et la présidentielle voulue aussi dans le cadre du même système, lit-on dans le document, ne servira qu’à le pérenniser.

Pour les signataires toute initiative dite «de sortie de crise» n’est possible sans la satisfaction d’un certain nombre de préalables, dont la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques et d’opinion et la levée de toutes les entraves à l’exercice du droit de manifester et de circuler sur tout le territoire national. Parmi les conditions exigées aussi, il y a l’ouverture du champ politique et médiatique à toutes les forces politiques, syndicales et associatives, l’arrêt immédiat de l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir et la levée du dispositif sécuritaire assiégeant Alger lors des manifestations.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!