Les enseignants du primaire menacent d'une grève illimitée | El Watan
toggle menu
mardi, 25 février, 2020
  • thumbnail of elwatan25022020


  • Stream système

Dans l’attente d’une réponse du ministère de l’éducation

Les enseignants du primaire menacent d’une grève illimitée

22 janvier 2020 à 9 h 55 min

Les enseignants du primaire ne veulent pas baisser les bras jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Passant à la grève de 3 jours lundi, ils disent refuser le statut de laissés-pour-compte.

Ils demandent à être reçus par le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout. En effet, les enseignants du primaire sont à leur 3e jour de débrayage cette semaine. Lors de leur sit-in, tenu hier devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à Ruisseau (Alger), ils ont insisté sur les lourdes tâches dont ils ont la charge et dénoncent les mauvaises conditions dans lesquelles ils exercent leur profession.

«Nous ne lâcherons pas notre cause. Nous avons longtemps été sous-estimés sous prétexte que nous n’assurons que l’enseignement primaire, alors que toute cette nouvelle génération de collégiens, lycéens et universitaires passe par nous. Nous avons le droit de travailler dans des conditions socioprofessionnelles adéquates pour permettre à ces enfants d’accéder aux autres paliers avec un meilleur niveau», déclare Lyes Cherrad, membre de la Coordination nationale des enseignants du primaire et coordinateur d’Alger-Centre.

Les protestataires refusent aujourd’hui de brandir le drapeau blanc tant qu’un véritable dialogue n’est pas entamé avec la tutelle. Une tutelle qui s’abstient de faire toute déclaration officielle dans ce sens. «Jeudi dernier, nous avons envoyé une correspondance au ministère de l’Education dans laquelle nous demandons une audience avec le ministre.

Nous n’avons reçu jusqu’à aujourd’hui aucune réponse. En attendant que cela soit fait, nous allons crescendo vers le durcissement de notre mouvement. Une décision prise à contrecœur, mais qui nous est imposée par le silence du ministère», explique Moussa Slimani, membre également de la Coordination nationale et coordinateur de la région Alger-Est.

Avec 3 jours de grève hebdomadaire et un sit-in chaque mardi devant les directions de l’éducation du pays, les enseignants protestataires n’ont pas caché leur volonté d’aller vers la grève ouverte. Il est à savoir que ce mouvement connaît depuis quelques semaines un faible taux de suivi. La raison serait les ponctions sur salaire jugées «arbitraires» à l’unanimité par les enseignants.

Des ponctions qui peuvent aller jusqu’à 12 000 et 13 000 DA sur un salaire qui ne dépasse pas les 30 000 DA. «Les enseignants qui ont repris le travail n’ont pas lâché la cause pour laquelle nous militons, mais ont aussi des charges à assumer. Cette politique d’appauvrissement est la cause principale de l’affaiblissement du suivi. Malgré cela, nous ne lâcherons pas», ajoute M. Slimani.

Pour mémoire, depuis le 7 octobre dernier, les enseignants du primaire sont entrés en grève cyclique pour revendiquer la révision des programmes afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et alléger le cartable de l’élève et l’unification des critères de classification par la valorisation des diplômes afin de garantir l’égalité des chances.

La révision des salaires pour garantir un meilleur pouvoir d’achat, la réduction du volume horaire, le droit à la promotion systématique au grade de professeur principal au bout de 5 ans d’exercice et de professeur formateur au bout de 10 ans, ainsi que le droit à la retraite proportionnelle par l’inscription du métier d’enseignant parmi les métiers pénibles, figurent également dans la plateforme des revendications.



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!