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vendredi, 07 août, 2020
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Ils réclament une revalorisation salariale et un allégement du programme : Les enseignants du primaire en grève

15 octobre 2019 à 10 h 00 min

«La grève de la dignité», c’est ainsi que ces instituteurs répartis sur le territoire national ont nommé cette action, qui intervient dans un contexte politique très critique.

Pour la deuxième semaine consécutive, les instituteurs ont observé, hier, une grève d’une journée reconductible. Cités dans la plateforme des revendications de l’Intersyndicale autonome de l’éducation, ces enseignants réclament, entre autres, un meilleur cadre de travail et une revalorisation salariale.

«La grève de la dignité», c’est ainsi que ces instituteurs répartis sur le territoire national ont nommé cette action, qui intervient dans un contexte politique très critique. «Non à la marginalisation de l’enseignant du primaire !» «Nous sommes la base de l’enseignement !»

«Un volume horaire immense pour un salaire minable !» sont autant de slogans brandis par les enseignants en grève, suivie par un sit-in devant les directions de l’éducation du pays.

Les grévistes revendiquent une série de points. Le premier est leur reclassification dans l’échelle de la Fonction publique pour passer de la 11 à la 14. Pour eux, cette classification, qui fait que leurs salaires ne dépassent pas les 30 000 DA, ne correspond pas aux efforts qu’ils fournissent à longueur d’année.

Selon ces instituteurs, un salaire digne de ces efforts ne devrait pas être en dessous des 45 000 DA, comme salaire de base. En plus de cette revalorisation salariale, ils réclament également une révision du volume horaire qui dépasse les 30 heures par semaine, et l’allégement du programme qui contient aujourd’hui 10 matières.

Parmi les revendications des enseignants du primaire grévistes, le recrutement de surveillants pour garder les enfants durant la récréation et dans les cantines ainsi que des enseignants d’éducation physique et sportive.

En effet, en plus d’assurer les cours, l’enseignant du primaire est censé dispenser des cours de sport et surveiller les élèves dans la cour. «Un travail qui ne devrait pas figurer dans les tâches d’un enseignant, étant donné qu’il existe un personnel formé pour ça», estiment-ils.

A noter que du temps de l’ex-ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, près de 15 enseignants d’éducation sportive ont été formés.

Leur recrutement dans les écoles primaires a été gelé sur décision ministérielle. Les grévistes veulent également supprimer l’obligation ministérielle de rédiger des fiches-types au quotidien.

Il faut savoir que cette manifestation de colère des enseignants a été organisée via les réseaux sociaux et sans aucune couverture syndicale.

Pour l’Organisation nationale des parents d’élèves, ces revendications sont plus que légitimes, «sauf qu’en l’absence d’une représentation syndicale, ils ne pourront pas les transmettre à la tutelle dans la légalité.

Cette action sera réduite à une simple grève, qui finalement n’aboutira qu’à la perturbation des cours de nos enfants», déclare Ali Benzina, président de cette organisation.

Un avis partagé par Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), qui revient sur les multiples tentatives de faire réagir cette catégorie d’enseignants, lors des derniers mouvements de grève qui ont touché le secteur, mais qui sont restées sans suite.

Contacté, le ministère de l’Education dit n’avoir pas les chiffres exacts relatifs au taux de suivi, surtout que cette action est, selon la loi, illégale. 



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