Les enseignants du primaire boycottent les compositions | El Watan
toggle menu
samedi, 07 décembre, 2019
  • thumbnail of elwatan20191207

  • Massage Tunisie



L’action a été diversement suivie, mais le secteur est perturbé

Les enseignants du primaire boycottent les compositions

02 décembre 2019 à 10 h 15 min

D’après certains enseignants, les compositions se tiendront «dès que les condititions pédagogiques seront réunies».

Cela fait huit semaines que l’agenda scolaire des enfants du primaire est ponctué par des grèves cycliques de leurs enseignants. La Coordination des enseignants du primaire, à l’origine de ces perturbations, passe désormais à la vitesse supérieure pour faire entendre sa voix, aussi a-t-elle choisi de boycotter les compositions du premier trimestre qui devaient se dérouler, selon le calendrier du ministère de tutelle, dimanche 1er décembre.

Certes l’opération a été diversement suivie, mais il est désormais admis que le mouvement de contestation perturbe grandement l’année scolaire. Une grève de trois jours devrait également être observée à partir d’aujourd’hui avec, en prime, un sit-in, aujourd’hui, devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à Ruisseau (Alger).

Les enseignants tiennent néanmoins à rassurer les parents d’élèves sur le fait que les compositions se tiendront «dès que les conditions pédagogiques seront réunies».

Les personnels du primaire espèrent ainsi attirer l’attention pour la prise en charge de leur plateforme de revendications, qui consiste en l’amendement du statut particulier de l’enseignant du primaire, le réexamen des heures de travail, le recrutement de surveillants pour assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines afin de permettre aux enseignants de se consacrer à leurs tâches pédagogiques, la réinstauration d’un système de spécialisation dans l’enseignement primaire, notamment pour l’éducation sportive, les mathématiques et la peinture, afin de réduire les tâches de l’enseignant. Ils s’élèvent, par ailleurs, contre la surcharge des cours.

La Coordination des enseignants du primaire a également envoyé une missive au ministre de la Justice demandant l’application du décret présidentiel 14/266 du 28 septembre 2014, ayant trait à la grille de salaires des enseignants du primaire.

La non-application de ce régime indemnitaire est vécue comme une marginalisation et une injustice par les enseignants du primaire. Pour l’heure, toutes les tentatives de dialogue entre les enseignants contestataires et leur tutelle ont été avortées.

Le fait est que le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, considère que les revendications soulevées par les enseignants du cycle primaire lors de leurs récentes protestations sont «prises en charge» par son département.

Dans une récente intervention médiatique, il a souligné que les pourparlers avec les syndicats du secteur (reconnus par le ministère) se poursuivent dans le but de trouver un dénouement heureux à cette situation : «Les 15 syndicats du secteur, qui travaillent avec nous, ont fait montre d’une grande maturité et de responsabilité concernant le traitement de ces revendications, particulièrement en cette conjoncture sensible.», ajoutant que son département est «en train d’étudier ces dossiers».

«Nous n’avons pas attendu qu’ils fassent l’objet de revendications et de slogans pour les prendre en charge», rectifie-t-il, soulignant, à ce propos, que le traitement de certains dossiers socioprofessionnels «nécessite du temps», et que «d’autres questions requièrent un cadre réglementaire à mettre en place avec toutes les parties concernées» en vue de l’amélioration du cadre de vie de l’enseignant.
                


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!