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samedi, 04 juillet, 2020
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Graves Accusations dans les assurances

Les dessous du conflit interne à la CAAR

28 novembre 2018 à 11 h 00 min

Deux anciens cadres de la Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR) ont dénoncé récemment des atteintes à l’encontre de l’activité syndicale et des irrégularités dans la gestion de cette compagnie.

Dans une déclaration, Abdennacer Louni et Mohamed Mehdane ont dénoncé leur licenciement «abusif» et l’ont lié directement à leur refus de validation du bilan d’activités de 2017, pour lequel ils ont demandé une expertise non patronale.

Dans leur document, ils ont parlé de détournement de l’argent des œuvres sociales, d’un abus de pouvoir de certains cadres de la CAAR et du laxisme du président-directeur général (PDG) qui, selon leurs propos, n’a rien fait pour stopper ces comportements malgré leurs maintes tentatives d’attirer son attention.

Ces anciens cadres, qui occupaient respectivement les postes de secrétaire général du syndicat d’entreprise CAAR et de président du comité de participation de la même entreprise, ont également relevé dans leur communiqué qu’ils avaient subi un harcèlement moral, caractérisé par la dissolution de l’organe de participation et du syndicat.

Interpellant le président de la République, ces cadres, qui étaient à quelques années de la retraite, ont rappelé que les irrégularités relevées dans le bilan de 2017 ont été transmises au ministère des Finances et à l’Inspection générale des finances (IGF).

Voulant connaître le vrai du faux de toutes ces graves accusations, nous avons pris attache avec la direction générale de la CAAR. Habiba Aït Ouahioune, directrice des ressources humaines, a réfuté, sans surprise, des licenciements abusifs. Documents à l’appui, elle explique : «MM. Mehdane et Louni avaient refusé de rejoindre leurs postes de travail malgré les appels de l’administration dans ce sens, dont 3 mises en demeure.

Cette mesure est claire dans le règlement intérieur de la compagnie, notamment après la fin de leur mandat à la tête du syndicat et du comité de participation. Nous n’avons pas enfreint la loi et l’Inspection du travail ne leur a pas donné raison. Leur refus de rejoindre leurs postes de travail a été considéré par la loi comme un abandon de poste et ils ont été rayés de facto des effectifs de l’entreprise pour rupture unilatérale de la relation de travail», explique-t-elle.

Concernant la dissolution du syndicat et de l’organe de participation, Redouane Sidali Allilat, président actuel du comité de participation et secrétaire général du syndicat, est revenu sur les multiples doléances des travailleurs, formulées sous formes de pétitions, dénonçant la gestion des deux plaignants aux instances supérieures de l’UGTA. S’ajoutant au fait que ces deux ex-responsables syndicaux n’ont tenu aucune assemblée générale ni présenté aucun bilan de l’activité, l’UGTA a décidé de geler leur activité syndicale.

«Dans une situation pareille, la majorité écrasante du collectif a décidé le retrait de mandat à ces délégués du personnel, conformément à l’article 101 de la loi 90-11 relative aux relations de travail.

De nouvelles élections ont été organisées conformément aux lois en vigueur. Aucune infraction à la législation n’est constatée, d’où toutes les affaires en justice lancées par les plaignants ont été déboutées», souligne notre interlocuteur qui annonce qu’une affaire en justice est en cours contre Abdennacer Louni et Mohamed Mehdane pour usurpation d’identité et utilisation des cachets du syndicat alors qu’ils ne faisaient plus partie de l’effectif.             



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