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Selon une enquête de l’académie française de médecine

«Les climats chauds ont un effet réducteur sur la transmission du SARS-CoV-2»

30 mai 2020 à 10 h 08 min

Survenue au milieu de l’hiver, l’épidémie de Covid-19 sera-t-elle freinée par la saison estivale, à l’exemple de la grippe ou d’autres coronaviroses ? Plusieurs travaux montrent que l’élévation de la température et du taux d’hygrométrie affecte la viabilité du virus et réduit le nombre d’infections.

Quelles sont les chances de voir l’épidémie de coronavirus reculer face à l’augmentation de la température, notamment avec l’arrivée des chaleureuses estivales ? En d’autres termes, peut-on espérer avoir un été tranquille, avec une chute sensible des cas de contamination au Covid-19, sous le simple effet de la chaleur et de l’adoucissement du climat ?

Selon une récente note de l’Académie française de Médecine, une corrélation est établie entre hausse des températures et baisse de la propagation du virus. «Survenue au milieu de l’hiver, l’épidémie de Covid-19 sera-t-elle freinée par la saison estivale, à l’exemple de la grippe ou d’autres coronaviroses ?

 Plusieurs travaux montrent que l’élévation de la température et du taux d’hygrométrie affecte la viabilité du virus et réduit le nombre d’infections», peut-on lire dans un communiqué de l’Académie nationale de Médecine en France rendu public le 25 mai dernier sous le titre : «Que déduire des études évaluant l’effet du climat sur la Covid-19 ?».

«L’importance de cette corrélation, poursuit le communiqué, a pu être quantifiée, une augmentation de 1 degré de température étant associée à une diminution de 3,1 % des nouveaux cas et de 1,2 % des décès».

Et l’Académie de préciser : «Afin de confirmer ces données, une enquête (soumise pour publication) a été réalisée sous l’égide de l’Académie nationale de médecine à partir d’un réseau de 19 médecins, pharmaciens et cadres de santé exerçant en zone tempérée (France et Italie), en zone africaine intertropicale (Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Togo, Gabon) et dans les DOM/TOM (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, St Martin, St Barthélémy, Nouvelle Calédonie). L’objectif était d’étudier l’influence de la température sur les taux d’attaque de la Covid-19 en comparant les données issues des zones intertropicales avec celles des pays européens».

Détaillant l’approche méthodologique qui a présidé à cette collecte de données, l’Académie nationale de Médecine en France explique : «Chaque correspondant local a établi des relevés hebdomadaires à partir du premier cas déclaré en discernant (i) les cas confirmés selon la définition de Santé Publique France, (ii) les cas ‘‘importés’’, (iii) les cas ‘‘autochtones’’ permettant d’établir l’indice de diffusion [cas autochtones / population de référence], (iv) le nombre d’hospitalisations et (v) le nombre de décès.

Les températures moyennes hebdomadaires, exprimées en degrés Celsius, ont été relevées, ainsi que les densités de population, l’arrivée groupée de voyageurs malades, la prise éventuelle de chloroquine et le respect des mesures de confinement».

Les résultats de cette enquête, indique l’Académie française de Médecine, «attestent que l’indice de diffusion, de 2,67 en Europe pour une température moyenne de 11,2°C, s’abaisse à 0,03 en Afrique subsaharienne où la température moyenne s’élève à 34,8°C.

Ils confirment les observations selon lesquelles les climats chauds ont un effet réducteur sur la transmission de SARS-CoV-2 et confortent l’hypothèse d’une influence saisonnière du climat sur l’épidémiologie de la Covid-19 dans les pays tempérés».

Partant de ces «données préliminaires», l’Académie nationale de Médecine en France recommande «d’intégrer le facteur climatique dans les modélisations du phénomène épidémique et de prendre en compte les prévisions météorologiques dans les instances décisionnelles relatives à la gestion de la crise sanitaire Covid-19».

Par ailleurs, l’Académie française de Médecine préconise de «ne pas négliger le risque de résurgence épidémique de la Covid-19, notamment en France métropolitaine, surtout si la circulation du SARS-CoV-2 persiste dans l’hémisphère Sud pendant l’été, en renforçant les capacités de surveillance, de prévention et de riposte dès le mois de septembre».

137 nouveaux cas, 145 guérisons et 8 décès durant les dernières 24h

137 nouveaux cas confirmés de coronavirus (Covid-19), 145 guérisons et 8 décès ont été enregistrés durant les dernières 24 heures en Algérie, a indiqué hier à Alger le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, le Dr Djamel Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie.



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