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Mohamed Charfi, président de l’autorité nationale indépendante des élections

«Les cadres ayant pris part aux anciens scrutins sont exclus de l’opération électorale»

07 octobre 2019 à 10 h 00 min

Malgré un front du boycott de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain qui s’élargit et le refus de nombreuses mairies de prendre part à l’opération de révision du fichier électoral, qui a pris fin hier, l’Anie (Autorité nationale indépendante des élections), que préside l’ancien ministre de la Justice, Mohamed Charfi, continue à mettre en place ses démembrements au niveau local. Lors de la cérémonie d’installation des coordinateurs des wilayas du Centre (Alger, Blida, Tipasa et Boumerdès), M. Charfi s’est montré «rassurant» et surtout «confiant».

Pour lui, le boycott de «certaines» APC et la fermeture de leur service des élections «n’ont pas impacté» l’opération de révision. «Vous devez savoir que les maires ne sont plus concernés par les élections. La révision du fichier électoral est du ressort de la commission communale, présidée par un magistrat appuyé par des membres de l’Autorité. Les citoyens qui n’ont pas pu se faire enregistrer dans leur lieu de résidence, pour une raison ou une autre, peuvent le faire un peu plus loin. Ils ont la possibilité d’éviter les chemins caillouteux.»

Le maigre résultat qu’il présente est édifiant : 128 000 nouveaux inscrits, 40 000 décès et 75 390 changements de lieu de résidence. Pour Charfi, il ne s’agit que «des premiers chiffres. Il faut attendre la consolidation des résultats», précisant néanmoins que «la décision de prolonger l’opération de révision du fichier électoral pourrait être prise, si cela est nécessaire».

Sur la question de la transparence du fichier électoral, Charfi a expliqué qu’un «travail exceptionnel a été fait jusqu’à maintenant. La plateforme du ministère de l’Intérieur comporte aussi bien le fichier de l’état civil que le fichier électoral. Nous avons fait en sorte de séparer les deux de manière à rendre disponible uniquement le fichier électoral et, pourquoi pas, le publier sur le site web de l’Anie.

Il faut savoir que tous les cadres de l’administration qui ont eu à gérer les anciens scrutins sont écartés de l’opération électorale du début jusqu’à la fin. Cela ne veut aucunement dire qu’ils ne sont pas tous intègres. Mais, c’est juste une décision qui va dans le sens des revendications du hirak, liées à la transparence des élections».

L’ancien ministre de la Justice est longuement revenu sur les «missions élargies et l’autonomie administrative et financière» de l’instance qu’il dirige, en disant qu’elle «n’a pas uniquement le pouvoir de police des élections, mais de larges prérogatives», insistant sur ses coordinateurs au niveau des wilayas et ses membres locaux en les qualifiant de «façade aux lourdes missions».

Interrogé sur les doutes qui persistent sur la transparence du scrutin, Mohamed Charfi assure qu’il fera «tout pour assurer le bon déroulement de l’élection» et prendra «les mesures nécessaires prévues par la loi en cas d’empêchement». Sur les millions de citoyens qui manifestent chaque vendredi contre le vote, il a répondu : «Je lance un appel solennel à tous les jeunes, étudiants et universitaires à rejoindre l’Autorité et à contribuer à la transparence du scrutin. Venez, soyez les contrôleurs de l’opération de vote dans les bureaux. Chaque Algérien qui veut aider le pays est le bienvenu.

La technologie me permet aujourd’hui d’être informé de ce qui se passe dans les coins les plus reculés du pays. Je ne tolérerai aucun blocage de qui que ce soit. Des mesures sont prévues par la loi et peuvent être prises à chaque fois que la situation l’exige. Le vote est un droit consacré par la Constitution que nul ne peut empêcher.» Interrogé sur la vidéo diffusée, qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux, montrant, dans une mairie à Ouargla, des militaires en train de superviser l’enregistrement des électeurs, Mohamed Charfi s’est montré «surpris». «Je n’ai pas vu cette vidéo. Mais je me demande ce que fait un militaire dans un tel endroit.

Je vais ordonner une enquête. Si l’enregistrement s’avère réel, des mesures seront prises. Il n’y a pas de raison pour que des militaires s’exposent de la sorte», a-t-il souligné. A propos des retraits des formulaires de candidature à la présidentielle du 12 décembre, Mohamed Charfi a déclaré : «Il n’y a pas de candidatures à la candidature, mais uniquement des candidats, qui ne seront considérés comme tels qu’une fois leurs dossiers de candidature validés par l’Anie.»


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