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Les avocats de Béjaïa se solidarisent avec leurs collègues d’Alger

28 septembre 2020 à 10 h 42 min

Les avocats du barreau de Béjaïa ont observé un sit-in de protestation, hier, à l’entrée de la cour à l’appel de leur bâtonnat, pour dénoncer «l’atteinte faite à la robe noire, et en guise de solidarité avec le barreau d’Alger».

Des dizaines de robes noires se sont rassemblées pour exprimer leur exaspération de voir se multiplier les atteintes aux droits de la défense après l’incident de la cour d’Alger et le malaise de Me Sellini.

«Nous partageons tous, avocats et bâtonnats, la responsabilité de l’état catastrophique dans lequel se trouve la profession», a lancé Me Salem Khatri, le bâtonnier, qui déplore le manque de solidarité dans la profession.

Les avocats s’accordent à dire que les atteintes qu’ils subissent se sont accumulées et l’incident de mercredi dernier au tribunal d’Alger n’est que la goutte de trop.

«Nous sommes solidaires avec le bâtonnat d’Alger quel que soit le motif, nous n’acceptons pas qu’on touche à la dignité d’un avocat. Au-delà des incidents ordinaires d’audience, nous ne nous tairons pas face aux humiliations préméditées», prévient le bâtonnier de Béjaïa.

En rappelant la pleine implication du barreau de Béjaïa dans le mouvement populaire, Me Khatri réitère la position du bâtonnat qu’il représente de ne pas pouvoir accepter de tels «dépassements». «On s’est dit qu’après les élections du 12 décembre, malgré l’illégitimité, ils vont peut être ouvrir les voies du dialogue au nom de la légalité, il n’en est rien.

Ils ont profité de la Covid-19 pour accentuer la répression et n’ont pas respecté les libertés fondamentales. Ils ont promulgué des lois qui rétrécissent les libertés et ont ignoré l’Union nationale des bâtonnats, partie essentielle dans l’organisation judiciaire», a-t-il déploré face à ses pairs.

Le jour même, de nombreux citoyens, 30 à 40 selon Me Khatri, sont présentés devant le parquet après avoir été arrêtés par la police vendredi. «La manifestation pacifique est garantie par la Constitution.

Personne n’empêchera le peuple de marcher. En tant que défenseurs des libertés, nous ne nous tairons pas sur cela. Je ne marcherai pas avec ceux qui ont ruiné le pays», a déclaré Me Khatri sous les applaudissements de ses collègues.


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