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vendredi, 07 mai, 2021
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Les autorités intentent une action auprès du Conseil d’état : L’UCP de Zoubida Assoul menacée de dissolution

03 mai 2021 à 10 h 41 min

L’Union pour le changement et le progrès (UCP), un parti politique dirigé par Zoubida Assoul, est menacée de dissolution.

Le ministère de l’Intérieur vient d’intenter deux actions auprès du Conseil d’Etat : l’une pour la suspension de manière temporaire des actions de cette formation politique et une autre dans le fond demandant la dissolution pure et simple de l’UCP. Jamais le ministère de l’Intérieur n’a réclamé la dissolution d’un parti politique démocratique. «Le pouvoir vient de franchir un cap dans l’étouffement des voix démocratiques en demandant la dissolution de l’UCP)», s’indigne la présidente de l’UCP.

Un seul parti, rappelle Mme Assoul, a été dissout dans les années 1990, et ce, pour avoir utilisé la violence. «Quel crime aurait commis l’UCP ?» s’interroge l’avocate. «Nous n’avons utilisé ni la violence physique ni verbale. Nous n’avons pas pris les armes, ni nous avons appelé à l’insurrection. Bien au contraire, nous avons appelé à l’unité et au dialogue», s’offusque-t-elle. Des dizaines de partis politiques, affirme-t-elle, n’ont jamais tenu leur congrès, ils activent dans l’illégalité, mais n’ont pas été inquiétés par le ministère de l’Intérieur.

Mme Assoul est convaincue que les autorités s’acharnent contre son parti à cause de ses positions. «C’est un règlement de comptes, le pouvoir a franchi toutes les lignes en demandant la dissolution de notre parti, et ce, pour avoir rejeté les élections législatives, pour avoir tourné le dos au référendum sur la Constitution, notre combat aux côtés du hirak et aussi pour avoir proposé une élection présidentielle anticipée pour 2022», affirme l’ancienne magistrate. Laquelle se défend d’avoir proféré des insultes envers quiconque.

«De la politique propre»

«Nous faisons de la politique propre, mais de la politique qui dérange. S’ils croient qu’ils peuvent me faire taire en me retirant l’agrément, ils se trompent complètement», glisse-t-elle, relevant les contradictions des pouvoirs publics. «La Présidence m’a envoyé à deux reprises, via un motard avec une lettre d’accompagnement, le document sur la constitution et le texte sur la loi portant code électoral.

Est-ce que ce jour-là j’étais conforme aux lois et aujourd’hui je suis dans l’illégalité», s’exclame Mme Assoul. Le Conseil d’Etat tranchera dans moins d’un mois sur cette question : «Nous avons tout les documents qui démontrent que nous activons dans le respect des lois, au Conseil d’Etat de faire son travail.»

Des partis composant les Forces du Pacte démocratique (PAD), notamment le RCD, le MDS, le PT, ainsi que des collectifs de citoyens et des personnalités de la société civile se sont rencontrés samedi 1er mai au siège de l’UCP. Tous apportent leur soutien «indéfectible» au parti de Mme Assoul et condamnent le «harcèlement médiatico-judiciaire» que subit l’UCP, en plus des «menaces et chantages» à l’encontre de sa présidente.

Les participants à la rencontre ont dénoncé l’«escalade dangereuse» des atteintes aux libertés de ces derniers jours, caractérisée par des arrestations massives contre des activistes du mouvement populaire et des militants d’association telle que SOS Bab El Oued.


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