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Situation des Droits de l’Homme en Algérie

Les associations attendent les recommandations du Haut Comité de l’ONU

11 juillet 2018 à 2 h 51 min

Les associations algériennes ayant pris part, le 2 juillet à Genève (Suisse), à la 123e session du Comité des droits de l’homme de l’ONU attendent le «verdict».

Elles sont impatientes de connaître les recommandations de l’instance onusienne qui se penche, actuellement, sur l’examen des réponses du gouvernement algérien à l’ensemble des questions évoquées à l’occasion de ce rendez-vous.

Le Haut Comité des droits de l’homme des Nations unies, qui surveille l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), a, rappelons-le, reçu, le 3 juillet, les réponses de la délégation algérienne conduite par Lazher Soualem, chargé de la question des droits de l’homme auprès du ministère des Affaires étrangères.

Mais avant d’écouter les officiels algériens, les membres du Haut Comité de l’ONU a donné la parole aux représentants des associations algériennes, dont la coalition des familles des victimes des disparitions forcées (SOS Disparus, CFDA, Somoud, Djazaïrouna), la LADDH et RAJ.

Ces derniers ont reposé, selon Hacene Ferhati, membre de SOS Disparus qui était du voyage à Genève, toutes les questions concernant les atteintes aux droits de l’homme en Algérie.

«Le premier cas exposé, lors de notre rencontre avec les membres du groupe de travail sur les disparitions forcées, est celui des disparus et des personnes enlevées par les services de sécurité», explique-t-il. Rappelons que la délégation des associations a insisté sur la révision de certaines dispositions de la charte nationale pour la paix et la réconciliation.

Dans ce sens, ajoute notre interlocuteur, les intervenants ont dénoncé «le harcèlement dont sont victimes les militants associatifs qui activent réellement sur le terrain».

«Ouvrir les charniers et les tombes sous x»

Les associations des victimes des disparitions forcées ont également demandé «l’ouverture des charniers des années 1990 et les tombes sous x». «Nous avons expliqué que cette option pourrait soulager les souffrances des milliers de familles qui n’arrivent pas à faire leur deuil», dit-il. Selon lui, l’attitude des officiels algériens est très étonnante.

«Outre la réponse du chef de la délégation qui reprend le refrain habituel selon lequel les disparus ont rejoint les maquis, certains responsables nous reprochaient d’avoir exposé le sujet à l’ONU. C’est le cas de l’ambassadeur d’Algérie à Genève qui nous a dit ceci : ’’Pourquoi êtes-vous venus jusqu’ici ? On aurait pu régler le problème en Algérie.

’’ Un représentant du ministère de la Justice nous a aussi expliqué qu’il était prêt à nous recevoir dans son bureau à Alger. Il fait mine d’ignorer que nous avons été empêchés à maintes reprises d’arriver au siège du ministère», précise encore Hacene Ferhati.

L’autre sujet qui a fait l’objet de discussions lors du rendez-vous de Genève est celui relatif à la composante du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) qui, selon les associations, est désignée par l’Exécutif.

Poursuivant, les associations algériennes s’interrogent aussi sur le refus des autorités de ratifier la Convention internationale sur les disparitions forcées, signée pourtant en 2017.
Madjid Makedhi

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