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Les Algériens ont de plus en plus de mal à se lancer dans la vie à deux, ils en sortent, par contre, de plus en plus facilement.

Les Algériens se marient moins et divorcent plus

29 mars 2015 à 10 h 00 min

La dernière enquête de l’ONS révèle une légère baisse des mariages contractés, avec 386 422 en 2014 contre 387 947 en 2013, alors qu’ils étaient en constante hausse ces dernières années. A l’inverse, le volume des divorces a poursuivi son augmentation, avec 57 461 ruptures de mariage en 2013 contre 54 985 en 2012, alors qu’il n’y en a eu que 39 400 en 2000. Les Algériens se marient moins et divorcent plus, de quoi bouleverser la cohésion sociale, dont la famille est censée être la garante.

L’accès des femmes au marché de l’emploi, qui s’est accéléré ces 20 dernières années y est peut-être pour quelque chose. Puisque par le travail, elles investissent l’espace public et accélèrent les mutations sociales. Mais il y a bien d’autres facteurs. «L’Algérie change, socialement, politiquement, économiquement. L’Algérien ne sait plus où il va, il y a une perte de repères et un recul des valeurs», note Noureddine Hakiki, sociologue, pour qui, tous ces éléments peuvent expliquer la baisse des mariage et la hausse des divorces.

Les mariages ont, pourtant, connu une hausse continuelle ces dernières années, avec un pic de 7% en 2011, probablement lié aux pressions du Printemps arabe qui ont justement poussé le gouvernement à payer onéreusement la paix sociale et donc permis à des milliers de couples de profiter d’une embellie économique pour sortir du célibat.

Le fléchissement du nombre des mariages, noté par l’ONS en 2014, témoignerait-il également d’une baisse de ressources, puisqu’en Algérie, se marier coûte souvent cher ? «Pas forcément», répond encore M.  Hakiki. «Avant, les Algériens ne dépensaient pas forcément beaucoup d’argent pour se marier, ni pour se loger. Ils vivaient selon leurs moyens», explique-t-il.

Plus que le mariage, ce sont les chiffres du nombre de divorces qui inquiètent le plus. De 2007 à 2011, le nombre de divorces a connu une hausse de 61%, passant de 34 123 à 55 490. La répudiation vient en première position. 106 614 femmes ont été répudiées en cinq ans.

En moyenne et par an, 5000 femmes ont recours au khol’ (Le droit de la femme de demander le divorce en payant une somme d’argent). Assiste-t-on à une remise en question de l’institution familiale, à une mutation ?


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