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Les algériens saluent les arrestations d’Ouyahia et Sellal et réitèrent leurs revendications habituelles : «Mazal Bouteflika»

15 juin 2019 à 10 h 10 min

Les arrestations (mises en détention provisoire) hyper-médiatisées durant ces trois derniers jours des deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, tout comme celle d’Amara Benyounès, ancien ministre et président du Mouvement populaire national (MPA), et la mise sous contrôle judiciaire d’Abdelghani Zaalane, ancien ministre aussi et directeur de la campagne de Bouteflika, ont été accueillies avec une certaine ferveur, mais n’ont pas calmé les Algériens, sortis en masse hier pour le 17e vendredi de manifestation.

Comme pour dire qu’ils ne sont pas près de s’arrêter en si bon chemin, les manifestants ont réclamé plus, notamment la «restitution de la souveraineté au peuple» via l’application de l’article 7 de la Constitution, comme ils l’ont rappelé à maintes reprises. Il est également question du lancement de poursuites judiciaires à l’encontre de l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika. «Mazal Bouteflika, Mazal, Mazal» (Il reste Bouteflika), ont scandé les manifestants.

En effet, pour plus d’un, si beaucoup parmi les symboles de l’ère Bouteflika ont été arrêtés, ou risquent de l’être dans les jours prochains, il serait logique de convoquer l’homme qui les commandait tous, à savoir l’ancien président de la République, mais aussi son frère et conseiller Saïd, qui a déjà été arrêté pour d’autres chefs d’inculpation par le tribunal militaire de Blida. «Tous ces responsables arrêtés obéissaient à une personne, même si bien sûr leurs arrestations sont importantes», nous dira un manifestant.

Mais, c’est en fin de compte l’inculpation et la mise en détention d’Ahmed Ouyahia à la prison d’El Harrach qui ont été largement commentées par les Algériens. Beaucoup d’entre eux ont brandi des pancartes représentant des pots de yaourt.

La phrase qui lui a été attribuée : «Le peuple n’est pas obligé de manger du yaourt» est restée dans les esprits de tout un chacun. «La plus chère prison en Afrique, celle d’El Harrach», «Le peuple veut récupérer l’argent volé, pas de pitié pour à la issaba», lit-on, par ailleurs, sur deux banderoles. Sur une autre, plus grande, il est mentionné : «Nous n’avons pas oublié les mots sales envers le peuple algérien», avec un dessein représentant le chef du Rassemblement national démocratique (RND).

Bien évidemment, même si les arrestations ont été globalement bien accueillies par les manifestants, il n’en demeure pas moins que beaucoup préfèrent accorder la priorité à la revendication relative à l’indépendance de la justice. «Libérez la justice. La justice fera le reste», lit-on encore sur une autre banderole.

En d’autres termes, tout en se félicitant de l’arrestation de ces figures du régime Bouteflika, beaucoup de citoyens ont tenu à rappeler que l’un des objectifs de ce hirak, en réclamant le «départ du système», est la «libération de la justice».


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