L’épidémie de coronavirus à Blida : Rues de plus en plus vides, hôpitaux dépassés… | El Watan
toggle menu
lundi, 28 septembre, 2020
  • thumbnail of elwatan07092020





L’épidémie de coronavirus à Blida : Rues de plus en plus vides, hôpitaux dépassés…

18 mars 2020 à 10 h 07 min

A Blida, premier foyer du coronavirus en Algérie, la prise de conscience collective commence à se faire ressentir. Hier, les mesures prises par les services de la wilaya étaient visibles.

En dehors des établissements sportifs, piscines, marchés… fermés pour la circonstance, plusieurs boutiques du centre-ville et vendant des produits non indispensables (vêtements…) ont baissé rideau. Certes, certains l’ont fait suite à la présence policière, d’autres ont agi par conviction.

Les ruelles commerçantes de Blida, qui d’habitude grouillent de monde, étaient quasiment vides, d’autant qu’il y avait, la veille, la chasse aux commerçants et vendeurs informels.

Même les moyens de transport n’étaient plus bondés comme auparavant. Les campagnes de sensibilisation, mais surtout l’augmentation des cas de personnes atteintes de corona poussent la population à revoir, exceptionnellement, son mode de vie. «Le train était presque vide ce matin, une exception !» témoigne une dame en provenance d’El Affroun.

Et de poursuivre : «J’ai l’impression que la journée est un peu morose et triste. Bref, il s’agit d’une période transitoire et on doit agir pour préserver et notre santé et celle des autres.»

Par ailleurs, les praticiens de la santé, exerçant leur métier avec les moyens du bord, craignent surtout l’augmentation vertigineuse des cas du virus Covid-19, surtout que le problème de la prise en charge des malades, notamment pour ce qui est de la réanimation, se pose avec acuité.

Le risque de contamination des médecins et des paramédicaux pose réellement problème du moment qu’ils ne sont pas protégés efficacement du virus. Au service infectiologie de Boufarik, c’est toujours la grande ruée, constituant un risque de contagion pour son personnel.

Aux urgences du Chu Frantz Fanon, deux médecins ont été infectés par le coronavirus et demeurent actuellement en confinement. Il s’agit d’un médecin réanimateur et de la cheffe de service des urgences médico-chirurgicales, nous révèle une source médicale. Leur tort : avoir pris en charge une malade présentant une détresse respiratoire aiguë. La patiente était un cas suspecté et présentait des symptômes douteux, et ce n’est qu’après sa mort que l’Institut Pasteur, dépassé par le nombre de tests à effectuer, a remis les résultats… positifs. Des situations peuvent alors se reproduire du moment que le personnel hospitalier travaille sans une réelle protection, surtout en cas d’urgence.

De petits mouvements de protestation ont été observés au Chu Frantz Fanon pour exiger plus de moyens et surtout l’ouverture de nouvelles structures dédiées aux cas de coronavirus afin de minimiser la pression sur le CHU.

Des appels sont d’ailleurs lancés au ministère de la Défense pour que ses services ouvrent les établissements aux civils. «Sans avoir beaucoup de détails, je sais qu’il y a un hôpital militaire non encore opérationnel à Blida. Pourquoi ne pas l’ouvrir exceptionnellement pour prendre en charge les malades atteints du coronavirus ?» lance un citoyen. Hier, le frère de la troisième victime du coronavirus à Blida est décédé, alors que sept personnes de la même famille sont confinées. La vigilance reste de mise…



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!