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L’entreprise BPH sur les pas du groupe Dzair TV : Malaise au sein du groupe de Ali Haddad

16 juin 2019 à 9 h 20 min

Après l’incarcération de Ali Haddad, patron de l’entreprise Bitumes et pétroles Haddad (BPH), les travailleurs crient à l’injustice. Ils dénoncent un plan social masqué.

Dans une pétition signée par une vingtaine d’employés, ils rejettent la mise en congé sans solde de plusieurs d’entre eux. Une démarche entreprise depuis le mois de mai dernier, dans le non-respect de la procédure interne de mise en congé, déplorent-ils. Ils réclament dans ce volet l’annulation de ces congés sans solde afin de leur permettre de reprendre leurs activités. «Quelques jours après la nouvelle de la mise sous mandat de dépôt de Ali Haddad, propriétaire de l’ETRHB, dont BPH est une filiale, nous avons été surpris de la décision de l’administration de vouloir faire avancer nos congés annuels. Bien que nous n’ayons rien compris à cette disposition, cela ne nous a pas posé de problème. A notre retour, nous avons trouvé des décisions de mise en congé sans solde», explique un des employés lésés.

Dans leur correspondance, ils réclament l’annulation également de ce mois de congé annuel anticipé et la récupération des heures supplémentaires travaillées hors des heures réglementaires. Ils dénoncent aussi la persistance des contrats à durée déterminée (CDD) pour plusieurs travailleurs. Une situation de précarité de l’emploi qui dure pour certains depuis près de 10 ans.

Selon les propos des travailleurs qui se sont présentés à la rédaction d’El Watan, c’est cette catégorie d’employés, essentiellement des manutentionnaires, qui est ciblée par cette action de mise en congé forcé. Ils disent avoir transmis leurs doléances à l’Inspection du travail, qui a confirmé l’injustice et le non-respect du code du travail dans leur cas. «Ils veulent mettre fin à nos contrats. Leur intention est de nous renouveler ces congés sans solde jusqu’à l’expiration de nos contrats, qui certainement ne seront pas reconduits.

Chose que nous refusons catégoriquement étant donné que l’entreprise n’est pas déficitaire. Au contraire, elle se porte bien financièrement», dénonce un autre employé.

En plus de réclamer leur dernier mois de salaire, ils exigent de leur employeur de respecter ses obligations prévues par la loi et réactiver la convention collective et la caisse mutuelle ainsi que les primes de nuisance et autres prévues dans la réglementation. Ils souhaitent dans ce sens relancer le syndicat des travailleurs dissous après l’acquisition par Ali Haddad de l’entreprise publique Elirowa, rebaptisée BPH.

En dernier, ils réclament leur droit de participation au bénéfice de l’entreprise, notamment que BPH a fait en 2018 un profit qui tourne autour de 33 milliards de centimes. «Malgré cela, aucune prime de rendement ou bénéfice n’ont été attribués aux travailleurs», lit-on dans leur pétition. Ils revendiquent enfin la prise en charge de leurs doléances et leur retour à leurs postes d’emploi, comme le stipule la réglementation en vigueur.

Pour voir plus clair dans cette affaire, nous avons essayé de joindre la direction de la BPH, mais sans succès. Pour rappel, depuis la mise en détention préventive de Ali Haddad en mars dernier, plusieurs entreprises lui appartenant se dirigent vers la fermeture. En plus de ce malaise à l’entreprise BPH, il y a également le groupe médiatique Le Temps, dont la chaîne Dzair News cessera d’émettre à partir du 25 juin courant.


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