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La première voiture de tourisme montée en Algérie est sortie de la nouvelle usine d’assemblage inaugurée, hier en grande pompe, à Oued Tlélat, près d’Oran.

L’enjeu de la sous-traitance

11 novembre 2014 à 10 h 00 min

La première Renault Symbol Algérie est ainsi sortie des lignes de montage. Un modèle dérivé de la berline low cost Logan, destiné exclusivement au marché domestique. La voiture exposée à la presse et aux délégations officielles est certes une berline low cost, mais elle est bien équipée et dotée d’un GPS intégré. Pas moins de sept membres du gouvernement ont accompagné le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour inaugurer cette usine. Du côté français, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, et Emmanuel Macron, en charge de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, ainsi que le président de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, ont assisté à la cérémonie.

Ce site de montage automobile sera géré par la société mixte algéro-française Renault Algérie Production (RAP) détenue à 34% par la SNVI, à 17% par le Fonds national d’investissement (FNI) et à 49% par l’alliance Renault-Nissan. Dans un discours prononcé quelques minutes après la sortie de la première voiture, M. Sellal a qualifié cette usine de «grand acquis national, fruit d’un partenariat gagnant-gagnant». «Il y aura d’autres usines similaires en Algérie. La relance de l’industrie est une priorité du gouvernement, un axe imprimé dans la feuille de route du président Bouteflika», a-t-il affirmé.

Le Premier ministre, qui s’est dit «réjoui du recrutement de 350 salariés au sein de cette usine de montage», a appelé les dirigeants de Renault Algérie Production à «atteindre la vitesse de croisière de 75 000 voitures par an» avant de les inviter, dans la foulée, à «diversifier la production de modèles». «La Symbol est un symbole, mais il faut passer à autre chose», dit-il avec un brin d’humour. «Nous n’avons aucun complexe à aller chercher le savoir-faire et l’expertise là où ils se trouvent à l’étranger», lance-t-il. 

De son côté, le président de l’Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, s’est dit «fier d’être le premier constructeur automobile à s’installer en Algérie». «Nous avons trouvé à Oran une main-d’œuvre qualifiée», atteste-t-il. Lui succédant, Laurent Fabius a qualifié ce partenariat franco-algérien de «triple A». «Cette usine est le fruit de l’action, d’une grande ambition et du renforcement de l’amitié entre l’Algérie et la France», a-t-il estimé. Tout est parti d’un accord signé, il y a deux ans, lors d’une visite à Alger du président François Hollande.

Cette réalisation, fruit d’un partenariat public-privé entre l’Etat algérien et l’alliance Renault-Nissan, permet d’introduire l’industrie automobile dans le pays. Une ambition industrielle importante et une source de productivité et de développement de la filière automobile. L’usine est sortie de terre en une année. Le coût global de l’investissement a atteint 5,73 milliards de dinars. Renault a investi 50 millions d’euros dans la construction de l’usine, qui a été réalisée par la SNVI qui a sous-traité avec la SFMAI pour la pose de la charpente métallique et la société algéro-espagnole Elcdal pour les travaux de VRD et d’électricité.

L’usine compte un vaste atelier de montage, des hangars de stockage et pour la logistique ainsi qu’une piste d’essai. L’effectif est appelé à être revu à la hausse à la faveur du projet d’extension visant à atteindre 75 000 véhicules par an d’ici 5 ans. La majorité des pièces nécessaires au montage sont importées de Roumanie. Seules les pièces d’injection plastique seront fabriquées par le sous-traitant algérien Joktal. Le taux d’intégration est, pour le moment, insignifiant. Mais les dirigeants de RAP promettent de le porter à 42% d’ici 2019.
Le prix de la Symbol est aligné sur le marché. Cette usine est le 19e site (en partenariat) de Renault-Nissan à travers le monde. L’Algérie est le 7e marché de ce constructeur, qui est leader en Algérie depuis 8 ans. Le marché algérien est le deuxième d’Afrique avec 324 000 véhicules importés de janvier à fin septembre 2014 pour une facture globale de 4,14 milliards de dollars.
 
 

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