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Le site n’est plus accessible en Algérie : TSA dénonce un «acte de censure»

15 juin 2019 à 9 h 37 min

Le site électronique n’est plus accessible depuis l’Algérie. «Le site est bloqué en Algérie depuis mercredi vers 17h30. Nous ne connaissons pas les raisons du blocage qui ressemble à de la censure», précise dans une déclaration à El Watan, Hamid Guemache, directeur et co-fondateur du site électronique.

Dans un communiqué rendu public, le site dénonce un «acte de censure» du média indépendant, qui dure depuis la fin de semaine dernière. «Notre site TSA (www.tsa-algerie.com) est inaccessible en Algérie.

Le blocage a été constaté ce mercredi 12 juin vers 17h30. Le blocage concerne les adresses IP du site qui demeure inaccessible pour les lecteurs basés sur le territoire national. TSA dénonce cet acte de censure contre un média indépendant. Un acte qui démontre que les anciennes pratiques des autorités n’ont pas cessé. TSA avait déjà été victime d’un blocage similaire en octobre 2017», précise le site. L’ONG internationale Reporters sans frontières (RSF) s’interroge sur les raisons de cette «censure de nature politique» et réclame des explications aux autorités algériennes.

«Le fait que TSA soit bloqué sur le seul territoire algérien laisse à penser à une censure de nature politique vu son ton critique envers les autorités», déclare Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF. «Nous appelons les responsables compétents à mettre tout en œuvre pour que le site d’information soit à nouveau accessible pour les Algériens», précise le communiqué de l’organisation qui précise que TSA a été victime d’un blocage similaire en 2017. Des activistes dénoncent des atteintes à répétition contre la presse nationale.

La liberté de l’information «menacée»

«Toute ma solidarité avec TSA et la famille journalistique, il faudra défendre les espaces des libertés de parole, d’opinion et d’expression, c’est le noyau dur des droits et il ne peut y avoir de démocratie sans ce socle des libertés», insiste Saïd Salhi, vice-président de la LADDH, dans un post publié sur sa page Facebook.

Dans un communiqué sur l’Algérie, RSF a dénoncé des sanctions «disproportionnées et injustifiées» contre des journalistes de l’EPTV qui n’ont fait qu’appeler à une presse libre et indépendante dans leurs rassemblements hebdomadaires. «Il est urgent que les autorités algériennes lèvent ces sanctions injustifiées», a déclaré Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF.

La déclaration de l’organisation intervient après les «sanctions administratives sévères» qui ont touché cinq journalistes et une technicienne de la télévision nationale algérienne. Dans ce classement, l’Algérie perd cinq places par rapport à 2018 : elle passe de la 136e à la 141e position sur les 180 pays retenus pour ce classement.

Selon le commentaire accompagnant le classement, l’ONG précise que dans un contexte politique «assez instable», la liberté de l’information en Algérie «demeure fortement menacée». «Les autorités continuent à verrouiller le paysage médiatique avec de nombreux procès intentés contre des journalistes.

Sous pression judiciaire, la presse algérienne peine à remplir sa mission. Au cours de l’année 2018, le pays a connu une vague d’arrestations de journalistes sans précédent pour des articles jugés diffamatoires. Depuis le début du mouvement de contestation en février 2019, les journalistes algériens ne cessent de réclamer leur droit à couvrir librement l’actualité politique de leur pays», précise l’ONG.


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