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lundi, 13 juillet, 2020
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Les entreprises tirent la sonnette d’alarme

Le secteur du bâtiment fonctionne toujours au ralenti

29 juin 2020 à 10 h 02 min

En dépit du déconfinement, le secteur du bâtiment fonctionne toujours au ralenti. La reprise s’est faite timidement et tous les chantiers liés à la construction de logements accuseront cette année un retard considérable et ne pourront jamais être livrés à temps.

«Si les pouvoirs publics ne trouvent pas de solution dans l’immédiat pour sauver les entreprises impactées par la pandémie de coronavirus, la crise qui secoue déjà ce secteur s’accentuera davantage.

Aujourd’hui, 80% des entreprises peinent à redémarrer, et ce, pour de multiples raisons», alerte Moussa Aidh, porte-parole de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA). A l’origine de ce ralentissement, l’on trouve le manque de transport et surtout l’absence de bases de vie pour la prise en charge des ouvriers issus des quatre coins du pays ainsi que la restauration.

Les entreprises, selon notre interlocuteur, ont des difficultés à reprendre leurs activités avec leurs capacités habituelles. Actuellement, leur quasi majorité fonctionne avec une capacité de 20 à 30% et bon nombre de chantiers pourraient ne pas reprendre leurs activités avant le premier semestre 2021.

«En Algérie, seules quatre ou cinq grandes entreprises, telles que Cosider, peuvent offrir certaines commodités à leurs travailleurs et leur assurer un hébergement dans des bases de vie et une restauration appropriée, le reste, c’est-à-dire la majorité, qui ne sont que des PME-PMI, ne peuvent pas le faire», affirme M. Aidh, qui rappelle que les entreprises, notamment au niveau des grandes wilayas, ont été obligées de mettre leurs chantiers à l’arrêt et leurs travailleurs en congé forcé. Aujourd’hui, ils ont rappelé leurs travailleurs, mais ils ne peuvent pas leur assurer le transport.

«Une entreprise qui emploie 200 ou 300 travailleurs habitant dans différents quartiers et villes ne peut pas assurer à chacun d’eux le transport et l’hébergement. La balle est actuellement dans le camp des autorités.

Les travailleurs sont tous disponibles, ils ont besoin d’argent», note un responsable d’entreprise, précisant qu’il a «un entrepreneur qui habite Blida, des techniciens qui viennent de Béjaïa, d’autres de Dergana et plusieurs résident à l’intérieur du pays, toute cette main-d’œuvre a besoin d’être transportée, nourrie et logée.

Je ne peux pas satisfaire cette demande. Nous sommes confrontés à un véritable problème». Pratiquement toutes les entreprises sont confrontées aux mêmes problèmes, notamment celles qui emploient un nombre important de salariés.

Ces entreprises lourdement impactées par les mesures de confinement tirent la sonnette d’alarme et demandent l’aide des pouvoirs publics.  Elles voient en la prochaine tripartite une issue de secours pour leurs problèmes.

Cette rencontre, qui devrait se tenir, selon elles, dans les prochains jours, devrait apporter des réponses à leurs préoccupations et plus particulièrement à la série de recommandations soumises au gouvernement.

A cet effet, les entreprises du bâtiment plaident pour une amnistie fiscale pour 2019. L’année 2019, selon M. Aidh, a constitué une année blanche et de ce fait l’Etat doit faire un effort en faveur des entreprises de réalisation. «Actuellement, sans commande publique, nos entreprises ne travaillent pas.

Cela impacte également les fabricants, qui ne peuvent pas commercialiser leur production. Toutes ces questions seront normalement traitées lors de la prochaine tripartite», révèle M. Aidh. 



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