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Assassiné en 2014 par un groupe armé se réclamant de l’EI dans le massif montagneux du Djurdjura : Le procès de l’assassinat d’Hervé Gourdel s’ouvrira le 4 février prochain

26 janvier 2021 à 11 h 34 min

L’enlèvement et la décapitation de l’alpiniste français ont été ordonnés par les soldats du califat, un groupe djihadiste affilié à l’Etat islamique.

Le procès de l’assassinat du guide de haute montagne, le Français Hervé Gourdel, enlevé puis décapité, en septembre 2014, par un groupe terroriste se revendiquant de Jund El Khilafah, un groupuscule dissident d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI), est programmé pour le 4 février prochain au tribunal de Dar El Beïda, à Alger, a-t-on appris, hier, de source judiciaire.

L’affaire remonte à il y a sept ans. Le randonneur niçois de 55 ans avait été enlevé dans le massif du Djurdjura, non loin du pic de Lala Khelidja, le 21 septembre 2014, en compagnie de cinq de ses amis. Les cinq randonneurs algériens qui l’accompagnaient avaient été libérés après plusieurs heures de séquestration.

Les ravisseurs de l’otage français ont menacé de l’exécuter dans les 24 heures si la France persiste à intervenir militairement en Irak.

Les kidnappeurs d’Hervé Gourdel ont mis leur menace à exécution. Trois jours après le rapt, une vidéo montrant sa décapitation avait été postée sur internet et vite relayée par des sites proches de l’Etat islamique (Daech).

Pour rappel, la vidéo postée, intitulée «Message de sang pour le gouvernement français», débuta par des images de l’ex-président François Hollande prises au cours de la conférence de presse durant laquelle il annonçait la participation de la France à une opération militaire contre l’EI en Irak.

La vidéo montrait également l’otage, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre terroristes armés et le visage dissimulé.

La dépouille rapatriée en France

Le corps de l’alpiniste, passionné de montagne, exécuté trois jours après son enlèvement, avait été découvert trois mois après, par des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), engagés dans une vaste opération de ratissage dans la région d’Abi Youcef, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou.

Les forces de sécurité avaient exploité des informations fournies par un terroriste, capturé au cours d’une opération de recherche dans les maquis.

Selon une source judiciaire, les accompagnateurs de Gourdel sont poursuivis pour n’avoir pas informé les autorités sur la présence d’un ressortissant étranger dans la région.

L’enlèvement et la décapitation du touriste français ont été ordonnés par les soldats du califat, un groupe djihadiste affilié à l’Etat islamique.

La dépouille, déterrée puis identifiée, avait été rapatriée en France. Il faut rappeler que l’ANP avait déployé des moyens humains et matériels importants à l’annonce de l’enlèvement du touriste français.

Les membres du groupe armé, auteur de l’assassinat du randonneur niçois, ont tous été mis hors d’état de nuire dans des opérations militaires différentes.

Parmi eux, Gouri Abdelmalek, chef présumé de l’organisation de Jund El Khilafah, ayant fait allégeance à l’Etat islamique. Il a été neutralisé par un détachement spécial de l’ANP, fin décembre de l’année 2014, dans la ville d’Isser, à l’est de la wilaya de Boumerdes. 


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