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Le pouvoir maintient sa volonté d’organiser des élections : L’entêtement des décideurs et la réponse des Algériens

11 mai 2019 à 10 h 20 min

Il n’y aura pas d’élection organisée par des issabates (clans). Le peuple armé d’une inébranlable détermination est sorti hier pour réaffirmer son refus de l’élection présidentielle que les tenants du pouvoir, le pouvoir réel qui est l’état-major et le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah.

Celui-ci et son Premier ministre, Noureddine Bedoui, sujets à une grande contestation populaire, se sont rencontrés jeudi dernier pour parler, selon les médias publics, du calendrier électoral et du déroulement de l’élection fixée au 4 juillet prochain.

Quelle explication à donner à une telle attitude ? Vouloir maintenir, contre vents et marées, l’élection présidentielle est un non-sens. Elle est tout simplement impossible. Sauf si les plans de ceux qui détiennent le pouvoir sont autres que ce que demandent les Algériens, qui continuent à sortir par millions dans la rue.

Et, il faut le dire, l’arrestation de la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, en est un mauvais signe. L’Algérie se retrouve dans un chemin sans issue, et le temps perdu à refuser des solutions pourtant simples complique chaque jour un peu plus la situation.

Hier, les Algériens pensaient que l’institution miliaire était prête à les accompagner dans leur processus de rupture avec l’ancien système politique et lancer une nouvelle construction qui réponde à leurs aspirations, ils ne le croient plus aujourd’hui.

Ils ont naïvement cru que le cours qu’avait pris l’accompagnement allait conduire à une solution, il est devenu un problème au fil du temps, hier encore plus.

C’est ce climat délétère et le refus d’une transition dans les termes où elle est revendiquée par les Algériens qui sont en train de rendre ardue toute possibilité de sortie de crise, qui bénéficie pourtant d’un véritable consensus national en cela qu’elle est soutenue par tout le peuple et l’ensemble des partis de l’opposition. Ne pas s’y appliquer relève tout simplement de l’aveuglement.

Comment compte-t-on maintenir le déroulement d’une élection que beaucoup, des dizaines, d’Assemblées populaires communales (APC) et de magistrats refusent d’organiser ? Quelle légitimité aura celui qui sera imposé à la tête de l’Etat ? Au terme d’un processus parsemé de mines et d’importants risques, la crise restera toujours là avec tous ses ingrédients explosifs. L’Algérie semble avoir déjà perdu assez de temps pour en sortir.

Beaucoup d’interrogations entourent d’ailleurs le refus d’aller vers une solution politique de la crise. Pour les Algériens, les partis de l’opposition et les personnalités nationales, rester dans le piège de l’article 102 de la Constitution qui a rendu possible le départ de l’ex-président, Abdelaziz Bouteflika, c’est se faire prisonnier d’un texte devenu inopérant parce qu’il ne prend pas en charge l’aspiration du peuple algérien de voir enfin le pays doté d’institutions légitimes, capables de le développer.

Que feront les tenants du pouvoir devant les demandes instantes des Algériens d’aller vers une véritable période de transition ? Les manifestations d’hier ont donné la preuve de leur grande et infaillible détermination à faire aboutir leurs revendications légitimes.


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