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Le parti rejette l’offre de dialogue du pouvoir : Les mises en garde du FFS

10 juin 2019 à 10 h 19 min

Le plus vieux parti de l’opposition, le FFS, dit «non» à l’appel au dialogue lancé jeudi dernier par le chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah, dénonçant à cet effet «l’attachement opiniâtre de ce pouvoir réel à la voie constitutionnelle pourtant dépassée par les délais et les événements et maintes fois décriée et rejetée par le peuple algérien».

Le FFS met en garde les décideurs de ce pays contre les retombées néfastes de leur entêtement face à la volonté populaire. Ils seront, selon Hakim Belahcel, premier secrétaire du cette formation politique, les seuls responsables devant le peuple et devant l’Histoire par leur refus de se conformer aux exigences de la révolution populaire et aux impératifs politiques de l’heure.

A l’issue de la réunion du secrétariat national, les responsables de ce parti ont estimé que le maintien de l’élection présidentielle comme unique option politique du régime en place, assortie d’un pseudo dialogue à sens unique, ne fera que dissuader ceux qui se sont empressés de saluer ou de croire à l’offre de dialogue d’un pouvoir autoritaire. «Ce maintien encouragera le peuple algérien à poursuivre son combat pacifique jusqu’au départ définitif du régime autoritaire et liberticide, de ses symboles illégitimes et la disqualification de ses relais.

Le dernier discours du chef de l’Etat illégitime a maintenu et réitéré les orientations stratégiques du pouvoir réel, incarné par le chef d’état-major de l’armée», s’exclame le FFS, qui interpelle une nouvelle fois «l’état-major de l’armée, le pouvoir réel, à prendre ses responsabilités historiques face à tout dérapage pouvant mettre en péril l’unité du peuple et la stabilité du pays».

De l’avis du FFS, le pouvoir veut juste gagner du temps en espérant l’essoufflement du mouvement citoyen. Contrairement à ses affirmations, le pouvoir continue, dénonce le premier responsable du FFS, dans ses actes à nier les aspirations légitimes du peuple algérien, mobilisé depuis plus de quatre mois maintenant pour exiger un changement radical du système et l’avènement de la IIe République par une véritable transition démocratique.

Le FFs pense que si l’Algérie a perdu beaucoup de temps, la responsabilité incombe au pouvoir réel qui rejette toutes les solutions politiques échappant à son contrôle. «Le pouvoir désemparé par la forte détermination du peuple algérien et sa mobilisation permanente, pacifique et unitaire, veut imposer le statu quo, à défaut de pouvoir astreindre les Algériens à accepter un autre coup de force électoral.»

Pourquoi le FFS refuse-t-il le dialogue prôné par le pouvoir ? Pour plusieurs raisons, notamment l’absence de toute volonté politique concrète pour un règlement de la crise devant se traduire au préalable par des mesures de détente et d’apaisement, tels que le départ du système et de ses représentants, la libération de tous les détenus d’opinion, l’ouverture des champs politique et médiatique. «Il s’agit d’un pseudo dialogue que nous rejetons dans le fond et la forme. Au FFS, nous croyons en un vrai dialogue, inclusif et responsable qui permettra au peuple algérien de consacrer la légitimité populaire et la construction de l’Etat de droit», note le FFS.


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