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Le mouvement s’accroche à la transition à Béjaïa

25 décembre 2019 à 10 h 20 min

La communauté universitaire, appuyée par la société civile et les syndicats, a battu le pavé à l’occasion de ce 44e mardi de contestation contre le système.

La disparition du chef d’état-major, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, a été ressentie à travers les quelques drapeaux en berne et un léger dispositif de la police installé, inhabituellement, au niveau des carrefours et des administrations de wilaya. Le nom de celui par qui les élections contestées du 12 décembre ont eu lieu a été évacué des pancartes et slogans scandés par les manifestants.

La marche a sillonné son itinéraire habituel. Les étudiants et leurs enseignants ont démarré du campus de Targa Ouzemmour, passant par la maison de la culture Taos Amrouche où ils étaient attendus par les travailleurs en grève – essentiellement issus du Snapap ­– et la société civile avant d’aboutir devant le palais de justice. Malgré sa mise devant le fait accompli en lui imposant un président de la République, le mouvement insiste sur le respect de la «souveraineté populaire et l’enclenchement des mécanismes d’une transition démocratique».

Les manifestants rappellent à ce sujet l’illégitimité du nouveau raïs. «Ulac, ulac charîya !» (Il n’y a pas de légitimité), «Tebboune mzaouer, djabouh al askar !» (Tebboune est venu par la fraude avec l’aide des militaires».

Un vent de colère contre le collège des généraux a traversé l’ensemble des composantes des carrés de manifestants. Ils rejettent le régime militaire, représenté depuis avant-hier par le général-major Saïd Chengeriha. «Les généraux à la poubelle pour que l’Algérie recouvre son indépendance !» «Etat civil non militaire !» scandent les manifestants.

Le mouvement ne veut plus voir l’armée interférer, comme elle le fait depuis l’indépendance, dans les affaires politiques. Il le précise au nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des armées, «Esmaa ya Tebboune, dawla madaniya machi askaria !» (Etat civil non militaire, Tebboune).

Des animateurs du mouvement que nous avons approchés pensent qu’au niveau des slogans et revendications «rien n’a changé, le hirak rejette le dialogue proposé par Tebboune, nous voulons une transition démocratique». Et de préciser que «le mouvement restera à l’écoute de ce qui va découler de la suite des événements».

Devant le palais de justice, les manifestants ont réitéré leur attachement à l’une des revendications phares,à savoir la libération des détenus politiques, d’opinion et les porteurs du drapeau amazigh. Treize d’entre eux ont été mis en liberté cette semaine après avoir purgé leur peine.


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