Le mouvement pacifique continue à l’Est | El Watan
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mercredi, 26 janvier, 2022
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Le mouvement pacifique continue à l’Est

24 avril 2021 à 10 h 53 min

Décidément rien n’arrête les irréductibles du hirak à Constantine. Hier, ils ont tenu une nouvelle marche en ce deuxième vendredi du mois de Ramadhan.

Cela a commencé par un rassemblement de quelques dizaines de personnes à la place des Martyrs, pour drainer quelques centaines d’individus avec emblèmes banderoles et écriteaux, reprenant les slogans réclamant un Etat civil et le départ du pouvoir en place. Un fait remarquable a été ce vieux refrain du hirak chanté sur les airs de la célèbre Mawtini, qui n’est autre que la fameuse Y en a marre des généraux.

Il y avait aussi des images qui attirent chaque vendredi l’attention, comme celle de cette vieille dame, qui revient à ce rendez-vous hebdomadaire avec une pancarte portant ce message : «La Révolution pacifique continue pour la libération de l’Algérie – Rendez le pouvoir au peuple.» Si tout le monde a constaté depuis quelques semaines un recul du nombre des participants à ce mouvement populaire, il n’en demeure pas moins que la détermination à poursuivre la protestation est restée intacte.

Interrogé à ce sujet, Ryadh, un assidu du rendez-vous du vendredi répond : «C’est vrai que la foule n’est pas aussi importante par rapport aux premières semaines de la reprise après le 22 février dernier ; il y a plusieurs raisons, dont le Ramadhan et des divergences entre les participants au sujet des courants qui veulent accaparer le hirak, mais il est certain que la détermination de poursuivre ce mouvement et continuer de faire pression sur le pouvoir est toujours présente, notamment pour réclamer la libération de détenus d’opinion maintenus encore en prison.» Allusion faite aux 27 détenus dont les portraits sont toujours présents lors des marches à Constantine.

Par ailleurs, à Annaba, ils étaient des centaines, hier, en ce 114e vendredi, le deuxième depuis le début du mois du Ramadhan, à battre le pavé pour scander «Doula Madania machi askaria» (Etat civil pas militaire). Ils sont venus des quatre coins de la wilaya pour être au rendez-vous hebdomadaire dont le point de chute est le Cours de la Révolution, la plus importante place publique de Annaba. Hommes, jeunes et moins jeunes, ont manifesté, pacifiquement, en scandant différents slogans dont le dénominateur commun est le rejet du système en place. Cependant, les femmes étaient nombreuses.

Elles marquaient leur présence par des youyous tout au long de la marche. Sous des slogans, les protestataires criaient aussi : «Pas d’élections avec la bande», «Pas d’élections avec les habitués des casse-croûtes»… Les détenus étaient également évoqués à travers des revendications au mégaphone appelant à leur libération sans condition aucune : «Libérez nos frères détenus». Comme d’habitude, les agents de la police et leurs engins n’étaient pas visibles. A contrario, ceux en tenue civile étaient présents en nombre pour parer à toute éventualité.

A Jijel, la marche hebdomadaire a apposé son empreinte avec une foule qui n’a cessé de grossir au fil des kilomètres parcourus. Les prochaines législatives ont été bruyamment rejetées, notamment au passage devant le siège de l’ANIE, alors que tout au long de la marche, des attaques en règle ont ciblé Tebboune, Toufik et Nezzar.

Les généraux, les services de renseignement, la justice et la police ont eux aussi été vilipendés alors que les slogans phares du hirak étaient à chaque fois relancés : «Etat civil et non militaire», «Istiklal» (indépendance), «Libération des détenus d’opinion».

Sur les écriteaux arborés, on pouvait remarquer le soutien apporté à Rabah Karèche : «Le droit d’écrire, le droit d’informer, sa place n’est pas en prison», alors que sur d’autres on pouvait lire «Algérie libre et démocratique», «Liberté pour le penseur Saïd Djabelkhir. Non à l’obscurantisme, oui à l’ouverture d’esprit», «Les grévistes de la faim sont en danger, ce ne sont pas des valets des Emirats, de la France ou du Qatar» ou encore celui qui ironise sur ceux qui affabulent avec des formules disant que «le hirak est à l’origine de la crise de l’huile, rions tous ensemble».


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