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Le ministre de l’éducation engage les concertations : «Il n’y aura pas d’année blanche»

28 avril 2020 à 10 h 10 min

M. Ouadjaout a beaucoup insisté sur l’impérieuse nécessité de «réfléchir ensemble» sur les mesures à prendre pour le reste de l’année scolaire en prenant en considération à la fois la possibilité de la prolongation du confinement ou le passage au déconfinement.

Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, met fin aux rumeurs sur une éventuelle année blanche, à cause de la pandémie du Covid 19. S’exprimant hier à l’ouverture d’une rencontre de concertation avec les associations des parents d’élèves sur l’organisation du reste de l’année scolaire 2019/2020, M. Ouadjaout s’est voulu rassurant en affirmant que l’effort fourni par les élèves durant les deux premiers trimestres ne sera pas perdu. Bien au contraire. Le ministre de l’Education exclut l’éventualité d’une année blanche, mettant en avant l’état d’avancement substantiel dans les programmes scolaires durant les deux premiers trimestres.

«Il n’est pas possible de parler d’une année blanche, compte tenu du taux d’avancement dans l’application des programmes enregistré jusqu’au 12 mars dernier dans les trois paliers d’enseignement, d’autant que le troisième trimestre compte en tout 4 semaines au plus», a précisé le ministre dans une déclaration rapportée par l’agence officielle APS. Autrement dit, le plus gros est fait. Le troisième trimestre est très court.

Et pour le ministre, l’année scolaire ne peut qu’être validée, malgré ce long confinement. Quant à la réouverture des écoles, le ministre assure qu’elle fait l’objet de concertation avec les associations et les partenaires sociaux. M. Ouadjaout a beaucoup insisté sur l’impérieuse nécessité de «réfléchir ensemble» sur les mesures à prendre pour le reste de l’année scolaire. Le point le plus important concerne les examens.

Aux associations des parents d’élèves, le ministre de l’Education a fait état des propositions de son département pour boucler l’année scolaire. Son but, bien entendu, c’est de pouvoir arriver à une «approche consensuelle» entre les différents intervenants du secteur afin de garantir «des solutions alternatives en cas de prolongation de la suspension des cours ou de leur reprise dans les établissements éducatifs après le déconfinement».

Les deux probabilités sont posées. Et pour M. Ouadjaout, il y a «la possibilité de réduire la durée du troisième trimestre estimée par le ministère de tutelle de trois à quatre semaines, ce qui permettra de reprendre les cours et de procéder à l’évaluation pédagogique, en adoptant le système d’ajustement de l’apprentissage et de fixer la date limite au-delà de laquelle il est impossible de reprendre les cours en cas de prorogation des mesures de confinement».

Mais il s’agit là de propositions du ministère. Pour M. Ouadjaout, il est extrêmement important de «poursuivre les concertations avec tous les partenaires sociaux» afin d’obtenir des «propositions constructives» qui satisfassent «à la fois les élèves, leurs parents, les différents intervenants du secteur éducatif et servent l’intérêt du pays».

Le ministre ajoute en considérant que le plus important à l’heure actuelle est «la sécurité et la santé des élèves, des enseignants et de tout le personnel du secteur». Pas de décisions hâtives donc qui mettraient en danger les élèves, leurs parents et les enseignants.

Ces concertations au sein du secteur de l’éducation interviennent au moment où le débat fait fureur dans le monde sur la nécessité ou non de la reprise de l’école avant la fin de l’année scolaire.


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