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Le militant Mohamed Tadjadit condamné à 18 mois de prison ferme

21 décembre 2019 à 10 h 19 min

La justice continue d’avoir la main lourde contre les militants et partisans du hirak. Le jeune poète Mohamed Tadjadit a été condamné, jeudi dernier, à 18 mois de prison ferme pour «atteinte à l’unité nationale» par le tribunal de Sidi M’hamed, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Cette peine prononcée contre le jeune militant du hirak, l’une des plus lourdes infligées depuis le début du mouvement populaire, intervenait au moment même où le président mal élu et décrié, Abdelmadjid Tebboune, prêtait serment lors d’une cérémonie officielle. Mohamed Tadjadit, natif de La Casbah d’Alger, a été arrêté début novembre lors d’un rassemblement de soutien aux détenus d’opinion devant le même tribunal.

Il avait été placé en détention provisoire le 14 novembre dernier. Le parquet avait requis deux ans de prison contre Mohamed Tadjadit, poursuivi, selon l’article 96 du code pénal modifié, pour ses publications sur Facebook.

Durant la même journée, l’activiste et étudiante en master 2 en sciences humaines et sociales, Nour El Houda Oggadi, a été placée sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Tlemcen. «Elle est accusée d’‘‘atteinte à l’unité nationale’’, ‘‘atteinte à corps constitué’’ et ‘‘atteinte au moral des troupes’’ pour ses publications sur Facebook», a souligné le CNLD.

Tout juste investi, le nouveau président Abdelmadjid Tebboune a continué d’éluder le sujet des détenus politiques et d’opinion, alors qu’il avait indiqué, le soir de son élection, «tendre la main» au hirak en vue d’un dialogue. Depuis plusieurs mois, hirak et opposition ne cessent de réclamer des mesures d’apaisement, dont la libération des détenus politiques et d’opinion et la fin de la répression, des revendications rejetées en bloc par le chef d’état-major, devenu le véritable homme fort du pays.

Près de 140 manifestants, militants ou journalistes, ont été incarcérés depuis fin juin pour des faits liés au hirak, en détention provisoire ou condamnés à des peines de prison ferme, selon un bilan non exhaustif du CNLD. A la veille des manifestations antirégime du week-end, le CNLD a dénoncé «vigoureusement cette vague de répression» et appelé «l’ensemble des Algériens à poursuivre la lutte pacifique jusqu’à la concrétisation des revendications de la révolution populaire, à savoir un changement radical du système et l’instauration d’un Etat civil et non militaire, précédés d’une période de transition démocratique mettant les bases d’une Algérie libre et plurielle».

Le CNLD a de nouveau réclamé «la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion et politiques» et lancé «un appel à la société civile et à toutes les forces vives et patriotiques du pays à s’unir, encadrer et accompagner la révolution, en gardant le caractère pacifique, source de la force du mouvement populaire».

Le CNLD a exprimé son rejet de «toute offre de négociation avec le pouvoir» et met en garde «contre tout marchandage sur le dos des détenus incarcérés injustement depuis plusieurs mois et dont toutes les familles ont subi des dégâts». «La réhabilitation de tous les détenus d’opinion et politiques, maintenus en otages par ce régime, est une exigence populaire, avec réparation à ces détenus et à leurs familles», a conclu l’association qui recense les détenus arrêtés dans le cadre du hirak .


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